Les verts ne veulent pas d'alliance avec QS

Beaumont — Les membres du Parti vert du Québec ont rejeté «massivement» une fusion éventuelle avec le parti de gauche Québec solidaire avant les prochaines élections.

«Ce pourrait être débattu de nouveau au cours d'une prochaine assemblée générale annuelle, mais les membres ont voté contre les négociations» avec Québec solidaire, a expliqué le porte-parole du parti, Samuel Dupéré. Après sa fondation en février, résultat de la fusion de l'Union des forces progressistes et d'Option citoyenne, Québec solidaire avait invité les verts à se rallier. Environ une centaine de verts ont participé à l'assemblée du parti, samedi. Ils ont élu un nouveau chef, Scott McKay, un ancien conseiller municipal de Montréal, qui succède à Richard Savignac, qui dirigeait la formation depuis 2001.

M. McKay a battu Alain Rajotte, professeur de l'Université de Sherbrooke et membre de l'exécutif. Les résultats n'ont pas été divulgués. Les autres postes de l'exécutif ont été comblés par des partisans de M. McKay.

Les assises du parti ont été tenues à Beaumont, près de Québec, pour qu'elles coïncident avec une manifestation contre l'implantation d'un terminal méthanier, le projet Rabaska, de Gaz Métropolitain.

Selon M. Dupéré, le nouveau chef du parti souhaite obtenir un vote de confiance à l'automne à l'issue d'une course à la direction qui rassemblerait davantage de candidats et de membres.

L'aile gauche du Parti québécois, le SPQ libre, a également refusé de rejoindre les rangs de Québec solidaire en arguant que la nouvelle formation allait diviser le vote souverainiste. À l'élection complémentaire provinciale de Saint-Marie-Saint-Jacques, à Montréal, en avril, la division des votes entre le Parti vert et Québec solidaire a permis aux libéraux de terminer en deuxième position, derrière le Parti québécois.