Le discours de Charest était truffé de fautes

Pourtant, on comptait une douzaine de fautes majeures dans le texte du discours d'une trentaine de pages remis à la presse au moment où M. Charest prenait la parole à l'Assemblée nationale.

En page 13 du texte, on a écrit: «Si nous voulons être prospère... », oubliant l'accord de l'adjectif. Plus loin, le gouvernement se vante ainsi: «Nous avons reconfigurer le réseau de santé» au lieu de «reconfiguré».

Les accords posent d'ailleurs plusieurs problèmes. On vante les «négociations globales avec plusieurs communautés innus», mais, deux lignes plus tard, on mentionne «les négociations vers un traité avec les Innues».

En page 18, on mentionne que le secteur agricole «est souvent aux prises avec des problèmes sérieux liées à la santé animale», au lieu de «liés».

Sur le Code des professions, on fait écrire au premier ministre: «Nous allons à cet effet déposé un projet de loi», au lieu de «déposer».

En matière énergétique, on écrit: «Nous proposerons au Québécois». Les journalistes ont néanmoins pensé que la proposition s'adressera à tous les Québécois, pas à un seul.

M. Charest a aussi parlé de «l'exercice pleine et entière de nos compétences». Les rédacteurs du texte apprendront avec plaisir que le terme «exercice» est masculin et qu'on aurait dû lire «l'exercice plein et entier».

Le discours parle aussi «des régions du monde ou nos entreprises effectuent des percées». Ici, c'est l'accent grave sur le «u» qui a malheureusement sauté.

Dans son discours, M. Charest a néanmoins vanté les Québécois pour avoir «préservé notre langue et notre culture alors que nous étions encerclés par une autre langue et une autre culture».

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