Boisé du Tremblay - Demande de réserve naturelle

Le groupe environnemental longueuillois Sauvons nos boisés et milieux humides a réclamé hier du gouvernement Charest qu'il crée une «réserve naturelle» publique ou privée dans le boisé du Tremblay à Longueuil.

L'an dernier, le Front vert avait demandé la création d'une réserve écologique dans cet écosystème humide, mais il se ravise aujourd'hui parce qu'un tel statut empêcherait le public d'y avoir accès à des fins d'éducation.

Une réserve naturelle, explique le porte-parole du groupe, Tommy Montpetit, pourrait avoir un statut privé si Longueuil décidait de l'administrer ou d'en céder la gestion à une fondation ou à une association. Mais elle conférerait un statut de conservation plus adapté à la qualité exceptionnelle de ce milieu humide, ou plutôt de ce qui en reste, ainsi qu'aux impératifs de survie de la rainette faux-grillon, une espèce menacée dont le boisé du Tremblay abrite près de 25 % des effectifs de toute la Montérégie.

Le groupe environnemental, qui a mis sur pied le Front vert avec une quinzaine de comités de citoyens voués à la protection de leur environnement dans la région métropolitaine, estime que Québec et Longueuil préparent un véritable saccage du boisé, dont ils seraient prêts à sacrifier entre la moitié et le tiers.

Selon M. Montpetit, le ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs aurait convenu avec Longueuil de protéger seulement 319 ha des 600 à 800 ha que compte encore le boisé, selon les définitions divergentes qu'on en a faites à Québec et chez les écologistes.

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