Nouvelle demande pour arrêter le projet de la 25

Québec doit reconsidérer le feu vert qu'il a accordé au projet d'autoroute 25 parce que ce projet est doublement illégal, en ce sens qu'il contrevient au schéma d'aménagement de Montréal et à la Loi sur la qualité de l'environnement (LQE).

«Toute la démarche gouvernementale visant à imposer à Montréal ce nouveau pont baigne dans la plus complète illégalité», a déclaré hier le président du Conseil régional de l'environnement de Montréal (CREM), Robert Perreault, à la suite de la décision de la Ville de Montréal de déclarer formellement le projet autoroutier «non conforme» à son schéma d'aménagement.

Montréal, a ajouté M. Perreault, pouvait difficilement rendre un verdict favorable à ce projet puisque le pont de la 25 avait déjà fait l'objet d'un avis défavorable de la part de Montréal lors de la première tentative de Québec de l'imposer en 2001.

De son côté, le communiqué du CREM confirme que la Coalition contre la 25 «a mandaté ses conseillers légaux pour intenter un recours juridique en vue d'obtenir un jugement déclaratoire de la Cour supérieure invalidant l'étude d'impacts et les consultations publiques tenues par le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE), ainsi qu'un jugement en nullité du décret gouvernemental sur le projet d'autoroute 25». Les procureurs de la coalition n'ont cependant pas encore déclenché l'affrontement, pour l'instant en préparation.

Selon la coalition, le gouvernement Charest «devrait prendre acte de l'opinion et des orientations en matière de circulation de l'administration montréalaise et abandonner un projet qui sème la discorde dans la région». Québec, conclut le porte-parole du CREM, devrait plutôt financer les projets de transports en commun qui font consensus, dans l'est de la métropole notamment. Cette position de la Ville est appuyée par 76 % des Montréalais, qui, dans un sondage, ont accordé massivement leur appui à l'amélioration des modes de transport collectifs.