Québec renonce aux structures aériennes dans Mercier-Est pour le futur REM de l’Est

Un rapport préliminaire du comité regroupant le ministère des Transports et de la Mobilité durable, l’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM), la Ville de Montréal et la Société de transport de Montréal (STM) au sujet de l’avancement du projet du REM de l’est doit être rendu public cette semaine.
Graham Hughes Archives La Presse canadienne Un rapport préliminaire du comité regroupant le ministère des Transports et de la Mobilité durable, l’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM), la Ville de Montréal et la Société de transport de Montréal (STM) au sujet de l’avancement du projet du REM de l’est doit être rendu public cette semaine.

Québec abandonne l’idée de faire rouler le futur Réseau express métropolitain (REM) de l’Est en aérien dans le secteur de Mercier-Est, mais il maintient les structures surélevées dans l’axe de la rue Sherbrooke.

C’est ce qu’a fait savoir la ministre des Transports et de la Mobilité, Geneviève Guilbault, lundi, tandis qu’elle participait à une annonce concernant un investissement pour le métro de Montréal.

« On a officiellement abandonné ou exclu l’aérien pour la portion plus délicate pour Mercier-Est. Donc, c’est une bonne nouvelle pour les citoyens concernés », a dit la ministre, questionnée sur le projet du REM de l’Est. « Il resterait de l’aérien dans le troisième axe, Sherbrooke, vers Pointe-aux-Trembles. Mais dans la portion centrale, l’aérien sera exclu. L’autre axe, dans Marie-Victorin, est déjà souterrain. »

Un rapport préliminaire du comité regroupant le ministère des Transports et de la Mobilité durable, l’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM), la Ville de Montréal et la Société de transport de Montréal au sujet de l’avancement du projet doit d’ailleurs être rendu public cette semaine. Le rapport final est attendu pour juin et, d’ici là, les citoyens seront consultés, a promis la ministre.

Rappelons qu’en mai 2022, le gouvernent avait retiré le projet du REM de l’Est des mains de CDPQ Infra pour le confier à l’ARTM, éliminant du même coup le tronçon en aérien initialement prévu au centre-ville, dans l’axe du boulevard René-Lévesque. Les segments aériens dans Mercier-Est continuaient cependant à susciter le mécontentement chez les résidents du secteur.

« Cette annonce […] élimine les pires éléments de la catastrophe annoncée. C’est un premier pas, mais c’est encore bien insuffisant », a commenté lundi Daniel Chartier, vice-président du Collectif en environnement Mercier-Est. « Il faut une véritable démarche de planification. […] Il faut des analyses détaillées des besoins et de l’achalandage. Il faut développer sérieusement et objectivement un ensemble de tracés et de modes (métro, tramway, tram-train, tram-bus, trains de banlieue). Il faut travailler de concert avec la population pour développer et choisir la meilleure option ou combinaison d’options. »

De son côté, le cabinet de la mairesse Valérie Plante s’est réjoui des changements proposés pour Mercier-Est. « Nous avons toujours dit que l’intégration souterraine du tronçon dans Mercier-Est serait une excellente nouvelle. Ça démontre que le groupe de travail, auquel participe la Ville de Montréal avec ses partenaires, améliore le projet en demeurant sensible aux besoins de la population », a indiqué Catherine Cadotte, attachée de presse de la mairesse.

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