La Ville doit acheter le terrain de Ray-Mont Logistiques, martèle Ensemble Montréal

Crtains travaux préparatoires ont eu lieu sur ce site, acquis en 2016 par l’entreprise et situé près d’un quartier résidentiel, où les citoyens et élus sont nombreux à s’être mobilisé contre ce projet dans les dernières années.
Jacques Nadeau Le Devoir Crtains travaux préparatoires ont eu lieu sur ce site, acquis en 2016 par l’entreprise et situé près d’un quartier résidentiel, où les citoyens et élus sont nombreux à s’être mobilisé contre ce projet dans les dernières années.

Le parti d’opposition à l’hôtel de ville de Montréal revient à la charge en pressant la Ville de Montréal d’acheter le terrain de l’entreprise Ray-Mont Logistiques pour empêcher la réalisation d’un projet de plateforme de transbordement de marchandises controversé dans l’est de l’île. Une demande que l’administration de Valérie Plante juge toutefois « irréaliste ».

En août dernier, l’ancien chef d’Ensemble Montréal, Denis Coderre, avait affirmé que la Ville entamerait des discussions avec Ray-Mont Logistiques en vue d’acheter le terrain qu’il possède près du port de Montréal, au nord de la rue Notre-Dame et à l’est de la rue Viau, si le parti était porté au pouvoir.

Depuis, certains travaux préparatoires ont eu lieu sur ce site, acquis en 2016 par l’entreprise et situé près d’un quartier résidentiel, où les citoyens et élus sont nombreux à s’être mobilisé contre ce projet dans les dernières années. Les consultations tenues dans les derniers mois pour tenter de trouver des mesures de mitigation à ce projet de plateforme intermodale, qui impliquerait un millier de passages de camions par jour sur le site, ont par ailleurs mené à des résultats mitigés.

« Le scénario auquel les citoyens font face en ce moment, c’est le pire pour eux », constate ainsi le conseiller de ville du district de Tétreaultville et élu d’Ensemble Montréal, Julien Hénault-Ratelle, tout en rappelant que ce projet « préoccupe énormément les citoyens » du secteur depuis des années.

Ce dernier présentera ainsi une motion lundi en séance du conseil d’arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve pour presser la Ville d’évaluer la possibilité de racheter les terrains de Ray-Mont Logistiques. Pour ce faire, la Ville pourrait « entamer des négociations » avec Québec et Ottawa afin d’obtenir de leur part « une contribution financière », propose le document.

Ainsi, les deux principaux paliers de gouvernement pourraient « éponger un peu la facture de rachat » qui, convient M. Hénault-Ratelle, s’annonce salée. L’été dernier, Projet Montréal évaluait à plusieurs centaines de millions de dollars le coût de rachat de ce terrain en friche de 232 0000 m2.

« Irréaliste »

Au cabinet de la mairesse Valérie Plante, le rejet de cette motion a été sans équivoque, vendredi.

« L’acquisition de ce terrain ne respecte pas la capacité de payer de la Ville et des Montréalais. C’est complètement irréaliste », a affirmé une de ses attachées de presse, Marikym Gaudreault. « Mais ce n’est pas terminé, on travaille fort pour protéger les espaces verts du secteur et réduire les nuisances autant que possible », a-t-elle ajouté par écrit.

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