Legault et Plante veulent accélérer la lutte contre la violence armée

C’était la première rencontre entre le premier ministre Legault et Valérie Plante depuis la réélection de la mairesse le 7 novembre dernier.
Photo: Valérian Mazataud Le Devoir C’était la première rencontre entre le premier ministre Legault et Valérie Plante depuis la réélection de la mairesse le 7 novembre dernier.

Le premier ministre François Legault et la mairesse Valérie Plante entendent accentuer la lutte contre la violence armée dans les prochains mois. À l’occasion d’une rencontre lundi, au Château Dufresne, ils ont réitéré leur souhait de voir Ottawa interdire la possession d’armes de poing et resserrer la sécurité aux frontières.

Le premier ministre s’est dit très préoccupé par les événements violents survenus à Montréal, avec les décès récents de Jannai Dopwell-Bailey et de Thomas Trudel, et par le nombre d’armes à feu en circulation et par la présence de gangs de rue. « Ce n’est pas le Montréal qu’on aime », a indiqué M. Legault qui souhaite qu’Ottawa intervienne pour sécuriser les frontières pour mieux contrôler l’entrée des armes à feu.

« Cette violence est inacceptable et on ne veut plus la voir à Montréal. On va donner un grand coup dans les prochains mois. C’est vraiment prioritaire », a affirmé M. Legault. Il a précisé que la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, ferait des annonces à ce sujet d’ici Noël.

Valérie Plante a rappelé que les maires avaient interpellé le gouvernement fédéral à plusieurs reprises au sujet des armes à feu au cours des derniers mois. « Je comprends que c’est une question sensible, mais gouverner, c’est choisir », a-t-elle dit. « Il faut prendre ses responsabilités. Ce sont des personnes qui décèdent et quand on voit que ce sont des jeunes qui se retrouvent avec des armes, pour moi, c’est inacceptable. »

Le REM de l’Est

C’était la première rencontre entre le premier ministre Legault et Valérie Plante depuis la réélection de la mairesse le 7 novembre dernier. Avant de se réunir à huis clos, ils ont monté à bord d’un autobus électrique du SRB Pie-IX pour prendre la mesure de l’avancement des travaux dont l’essentiel devrait être terminé à l’automne 2022.

M. Legault et Mme Plante ont d’ailleurs parlé de plusieurs dossiers de transport. Le premier ministre souhaite que le projet de Réseau express métropolitain (REM) de l’Est soit amélioré et que la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) travaille plus étroitement avec la Ville de Montréal. « J’avoue qu’il faut en faire beaucoup plus, le gouvernement du Québec et la Caisse de dépôt — avec la Ville de Montréal — pour rendre le projet du REM de l’Est acceptable. »

L’intention du gouvernement est que la Caisse de dépôt présente la nouvelle mouture du projet en collaboration avec la Ville de Montréal. « Je veux dire à ceux qui ont manifesté : “Je vous ai entendus et je comprends qu’il y a des améliorations à apporter au projet de la Caisse”. »

Le projet, dont le coût estimé atteint 10 milliards $, pourrait nécessiter des investissements supplémentaires. « À ce moment-ci, on n’exclut rien. On parle d’un coût d’environ 10 milliards. Si jamais il fallait tout enfouir, ce serait 20 milliards et ce ne serait pas acceptable. Est-ce qu’on est capable de trouver des compromis ? Je pense qu’on est tous les deux d’accord, Valérie et moi, pour dire qu’il y a des bouts qui peuvent rester en hauteur. Ce qu’on veut, c’est de travailler un projet qui fasse l’affaire de la Ville de Montréal, de la Caisse de dépôt et du gouvernement du Québec », a expliqué le premier ministre.

Le prolongement de la ligne bleue du métro a aussi figuré au menu de leurs discussions. Le gouvernement du Québec souhaite que le projet, dont le coût est passé de 3,9 à 6,1 milliards entre 2018 et le printemps 2021, soit revu afin de faire baisser la facture. M. Legault a soutenu qu’il faudrait regarder les besoins en matière de transport, mais aussi les coûts en tenant compte de l’inflation.

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