L’Association des pompiers de Montréal accorde son appui à Valérie Plante

En compagnie de Valérie Plante mardi midi, le président de l’APM, Chris Ross, arborait un gilet sur lequel était inscrit «Pompiers pour Valérie».
Photo: Jeanne Corriveau Le Devoir En compagnie de Valérie Plante mardi midi, le président de l’APM, Chris Ross, arborait un gilet sur lequel était inscrit «Pompiers pour Valérie».

Bien que la majorité de ses membres ne résident pas à Montréal, l’Association des pompiers de Montréal (APM) a accordé mardi son appui à la mairesse sortante, Valérie Plante, en vue des élections du 7 novembre.

En compagnie de Valérie Plante mardi midi, le président de l’APM, Chris Ross, arborait un gilet sur lequel était inscrit « Pompiers pour Valérie ». Le chef syndical a soutenu que sous le mandat de Denis Coderre, de 2013 à 2017, le Service de sécurité incendie avait subi des compressions budgétaires successives qui ont miné la prestation de service et réduit les effectifs. « Valérie Plante et Projet Montréal ont démontré une nouvelle façon de faire, surtout quand on parle des relations de travail », a-t-il dit, en vantant le « respect » et la « transparence » de l’administration sortante.

Valérie Plante était ravie de cet appui. « Avoir des relations de travail saines, c’est possible et ça doit se faire dans le respect, l’écoute et la communication. Ça n’a pas besoin d’être fait dans l’arrogance et le mépris », a-t-elle déclaré.

Relents du «saccage»

Sauf que les trois quarts des pompiers n’habitent pas à Montréal et le président lui-même réside à Longueuil. Mais Chris Ross estime que ce détail ne fait que détourner le débat. « Où on habite et où on vote n’a pas de lien avec la prise de position de l’Association. Ça a vraiment un lien avec la santé et sécurité des Montréalais. »

« Les pompiers sont encore fâchés contre moi depuis le saccage de l’hôtel de ville », a pour sa part commenté Denis Coderre. Rappelons qu’à la suite de cet événement survenu en 2014 auquel plusieurs pompiers avaient participé, l’Association avait dû verser à la Ville un montant de 250 000 $ pour les dommages causés. « Il y a aussi eu des enjeux avec la réforme des régimes de retraite que nous avons dû faire », a poursuivi M. Coderre. « Il faut faire attention quand on parle des syndicats : il y a les syndicats et il y a les membres. »

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