Denis Coderre propose un marché public dans le Vieux-Montréal

Denis Coderre est allé rencontrer des commerçants et passants au marché Jean-Talon et dans les environs après la conférence de presse jeudi présentant notamment Gilles Grondin (à gauche).
Photo: Marie-France Coallier Le Devoir Denis Coderre est allé rencontrer des commerçants et passants au marché Jean-Talon et dans les environs après la conférence de presse jeudi présentant notamment Gilles Grondin (à gauche).

Denis Coderre promet d’implanter un marché public au marché Bonsecours, dans le Vieux-Montréal, s’il est porté au pouvoir en novembre prochain. Cette proposition fait suite à une rencontre qu’il a eue la semaine dernière avec les commerçants du marché Bonsecours. Mais ceux-ci préviennent qu’ils ne souhaitent pas des étals de fruits et de légumes semblables à ceux des marchés Jean-Talon et Atwater.

« Ville-Marie a besoin d’un marché et le marché Bonsecours pourrait être un marché public, au même titre qu’Atwater et Jean-Talon », a soutenu Denis Coderre jeudi matin, alors qu’il présentait les candidats de son équipe dans les arrondissements de Rosemont–La Petite-Patrie et d’Outremont. Selon le candidat, ce projet permettrait de faire du marché Bonsecours un lieu de destination pour les touristes, mais aussi pour les Montréalais. Il a indiqué avoir rencontré l’ensemble des commerçants à ce sujet la semaine dernière.

Denis Coderre a précisé qu’il habitait non loin du marché Bonsecours et qu’il pourrait aller chercher ses fruits et légumes à pied. Au passage, il a affirmé que le bâtiment patrimonial était dans un état « pitoyable » et qu’il faudrait y voir.

Jointe par Le Devoir, Anne de Shalla, propriétaire de la boutique Signatures Québécoises du marché Bonsecours, confirme que les commerçants ont rencontré M. Coderre pour lui présenter leur vision d’avenir. Mais dans le plan d’affaire présenté au candidat à la mairie, il n’était pas envisagé que le marché Bonsecours devienne un marché de fruits et légumes uniquement, a-t-elle expliqué. Les commerçants souhaitent simplement que le marché Bonsecours soit doté de la même structure administrative que les marchés Atwater et Jean-Talon, a-t-elle indiqué.

« On voudrait gérer le marché Bonsecours nous-mêmes. On aimerait prendre la relève des fonctionnaires », a-t-elle dit en évoquant des lacunes telles que l’entretien des lieux et les heures d’ouverture jugées inadéquates par les commerçants. À l’heure actuelle, le marché Bonsecours abrite des boutiques de mode, d’artisanat et de bijoux.

« Notre vision, c’est de rendre le marché Bonsecours comme un marché public avec les mêmes droits que le marché Atwater ou le marché Jean-Talon », précise-t-elle. « On voudrait continuer avec les produits qu’on a déjà et ajouter des produits du terroir, mais on ne veut aucunement ressembler au marché Jean-Talon ou au marché Atwater pour ce qui est du contenu. »

Le marché Bonsecours, qui accueillait 15 commerces avant la pandémie, n’en compte plus que huit. Comme des espaces sont demeurés vacants, Mme de Shalla évoque la possibilité d’ajouter des boulangeries, charcuteries, des comptoirs de plats à emporter, des pop-up shops, ainsi que des boutiques proposant des produits du terroir. « On ne va pas se mettre à vendre des salades sur le parvis Bonsecours. Ce n’est pas ça l’objectif. »

En après-midi, Ensemble Montréal a soutenu que le projet de transformation du marché Bonsecours serait précisé à automne. « Quoi qu’il en soit, M. Coderre, qui a rencontré les marchands du marché Bonsecours, souhaite bien sûr répondre aux besoins exprimés par les commerçants », a indiqué Elizabeth Lemay, attachée de presse chez Ensemble Montréal.

La bataille de Rosemont

C’est Gilles Grondin qui briguera sous la bannière d’Ensemble Montréal la mairie de Rosemont–La Petite-Patrie, un des châteaux forts de Projet Montréal. Ancien directeur du Mouvement national des Québécoises et Québécois, syndicaliste et ex-conseiller municipal de 2005 à 2009, M. Grondin a soutenu que sous l’administration de François Croteau, l’arrondissement avait été le théâtre de discordes et que les élus en place avaient négligé de consulter la population dans le cadre de la réalisation de plusieurs projets. « Nous allons rétablir un vivre ensemble plus serein », a-t-il promis.

Il affrontera François Limoges, de Projet Montréal, François Croteau ayant décidé de ne pas solliciter un autre mandat.

Dans le district Claude-Ryan, dans Outremont, Ensemble Montréal envoie dans la mêlée Dan Kraft, avocat et chargé de cours à la Faculté de droit de l’Université de Montréal, qui sera candidat au poste de conseiller.

Jusqu’à maintenant, Ensemble Montréal a présenté 80 candidats, dont 37 femmes.

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