La directrice de cabinet de Sue Montgomery sera candidate aux élections municipales

Annalisa Harris sera candidate au poste de conseillère du district de Loyola, dans Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce.
Photo: Jérémie Dubé-Lavigne Annalisa Harris sera candidate au poste de conseillère du district de Loyola, dans Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce.

La directrice de cabinet de Sue Montgomery, Annalisa Harris, tentera de se faire élire comme conseillère municipale en novembre prochain. Visée par des allégations de harcèlement psychologique, Mme Harris sera candidate au poste de conseillère du district de Loyola, dans Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce.

Annalisa Harris, qui sera candidate sous la bannière de Courage – Équipe Sue Montgomery, le parti de la mairesse de CDN-NDG, a quitté ses fonctions de directrice de cabinet la semaine dernière afin de se consacrer à sa campagne.

Mme Harris s’était retrouvée au centre d’une polémique en décembre 2019, lorsqu’un rapport de la Division du respect de la personne de la Ville de Montréal l’avait accusée de harcèlement psychologique contre deux employés de l’arrondissement. Sue Montgomery a toujours soutenu que les preuves étaient insuffisantes pour sanctionner son employée et elle avait refusé de la congédier, ce qui a conduit à son expulsion du parti Projet Montréal.

En décembre dernier, le juge Bernard Synnott, de la Cour supérieure, avait d’ailleurs conclu que la Ville ne pouvait exiger de Mme Montgomery qu’elle congédie son employée sans lui laisser prendre connaissance du rapport. Sue Montgomery a par ailleurs été citée en déontologie par la Commission municipale du Québec en lien avec cette affaire.

Annalisa Harris indique que cette polémique et les mois difficiles qu’elle a traversés l’ont amenée à réfléchir sur son implication en politique. « J’ai toujours été plus à l’aise en arrière-scène. Mais dans la dernière année, j’ai été placée en avant-scène malgré moi », a-t-elle expliqué au Devoir lundi. Estimant qu’elle a l’expérience et la « passion » pour la politique, elle a finalement décidé de se lancer.

Mme Harris soutient avoir l’appui des citoyens malgré la controverse. « Je suis quelqu’un qui n’a pas peur de remettre en question le statu quo, dit-elle. Quand je vois quelque chose d’illégal ou d’inacceptable, je ne suis pas capable de tourner le dos. Je pense que la population est derrière moi. »

Avant de travailler dans la sphère municipale, Annalisa Harris avait notamment œuvré comme conseillère politique auprès de l’actuelle ministre fédérale des relations Couronne-Autochtones, Carolyn Bennett.

Mme Harris briguera le poste occupé à l’heure actuelle par le conseiller indépendant Christian Arseneault.

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