Près de 86 millions pour réhabiliter des berges montréalaises

Les inondations de 2017 et de 2019 ont causé d’importants dommages aux berges autour de Montréal.
Photo: Annik MH de Carurel Archives Le Devoir Les inondations de 2017 et de 2019 ont causé d’importants dommages aux berges autour de Montréal.

Menacées par une érosion accélérée à la suite des inondations des dernières années, les berges de cinq grands parcs montréalais feront l’objet de travaux de réhabilitation. Le gouvernement fédéral et la Ville de Montréal investiront près de 86 millions de dollars pour sécuriser dix kilomètres de berges.

Les inondations de 2017 et de 2019 ont causé d’importants dommages aux berges autour de Montréal. Lors d’une annonce commune lundi, la ministre fédérale de l’Infrastructure, Catherine McKenna, et la mairesse de Montréal, Valérie Plante, ont annoncé que des travaux de réhabilitation seraient réalisés dans le grand parc de l’Ouest, soit les parcs du Cap-Saint-Jacques et du Bois-de-l’Île-Bizard, ainsi que dans le parc-nature de l’Île-de-la-Visitation, celui de la Promenade-Bellerive, le parc René-Lévesque et l’ancien port de plaisance à Lachine.

Dans le cadre de son programme du Fonds d’atténuation et d’adaptation en matière de catastrophes (FAAC), Ottawa versera 34,3 millions pour le projet alors que la Ville de Montréal assumera une facture de 51,5 millions.

Les travaux, qui devraient débuter cet été, s’inspireront de techniques du génie biologique telles que la plantation d’arbres et d’arbustes. « Chaque situation est différente. Parfois, ce sont des murets qui se sont effrités ou encore, le sol qui a été grugé. Dans certains cas, on voit que les racines [des arbres] sont exposées », a expliqué la mairesse Plante. « L’intérêt de travailler avec une équipe pluridisciplinaire avec une approche environnementale et biologique, c’est de s’assurer qu’on remet [les berges] en état. On ne veut pas mettre du béton. » Ces travaux ne permettront pas de prévenir les inondations « parce qu’on n’a pas de contrôle là-dessus », a admis la mairesse. « Mais c’est surtout pour pouvoir réhabiliter des rives qui sont très endommagées. »

Catherine McKenna a prévenu que les changements climatiques augmenteraient les conditions météorologiques extrêmes et qu’il importait de rendre les villes plus résilientes.

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