Une élue claque la porte de Projet Montréal

Christine Gosselin siégera désormais comme indépendante et ce, jusqu’à la fin de son mandat en novembre 2021.
Photo: Pedro Ruiz Le Devoir Christine Gosselin siégera désormais comme indépendante et ce, jusqu’à la fin de son mandat en novembre 2021.

Projet Montréal perd une autre élue. La conseillère du district du Vieux-Rosemont, Christine Gosselin, a annoncé jeudi qu’elle quittait le parti de la mairesse Valérie Plante, écorchant celle-ci au passage pour sa « gestion rétrograde et autoritaire ».

« J’ai pris cette décision parce que je suis en porte-à-faux avec les valeurs et comportements de la mairesse de Montréal, principalement en matière de gestion des ressources humaines. Je juge sa gestion rétrograde et autoritaire », a écrit Christine Gosselin sur sa page Facebook jeudi après-midi.

Nommée responsable de la culture au comité exécutif dans les jours suivant la victoire de Valérie Plante en novembre 2017, Christine Gosselin a été mise de côté « sans ménagement et sans explications » il y a deux ans.

Dans sa déclaration publiée jeudi, Christine Gosselin évoque le jugement rendu vendredi dernier par la Cour supérieure dans le litige opposant la mairesse de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, Sue Montgomery, à la Ville de Montréal. Rappelons que le tribunal a donné gain de cause à Sue Montgomery qui avait refusé de congédier sa directrice de cabinet, Annalisa Harris, à la suite de rapports stipulant que celle-ci avait fait subir du harcèlement psychologique à deux employés. « Maintenant, nous savons que c’est la Ville qui a agi de manière illégale et que Sue Montgomery était, non seulement justifiée de résister aux pressions exercées sur elle pour qu’elle congédie sa chef de cabinet, Annalisa Harris, mais qu’elle faisait preuve d’intégrité en refusant de le faire », écrit Christine Gosselin.

« La loi et un règlement ont été bafoués par les personnes pourtant responsables de bien conseiller la mairesse de Montréal en la matière, et une jeune femme, Annalisa Harris, a été calomniée sur la place publique, sa réputation professionnelle noircie », poursuit Mme Gosselin.

Selon la conseillère, le jugement révèle que les rapports sur lesquels le contrôleur général a basé ses accusations de harcèlement psychologique contre d’Annalisa Harris « n’avaient pas de légitimité » et que ses conclusions étaient contestables. Sans compter la facture salée qu’entraîne cette bataille devant les tribunaux.

Christine Gosselin siégera désormais comme indépendante et ce, jusqu’à la fin de son mandat en novembre 2021. « J’aurais ardemment souhaité poursuivre avec Projet Montréal jusqu’à la prochaine élection parce que je demeure pleinement en accord avec les changements courageux et nécessaires opérés par cette administration composée d’élu.es et de personnes en soutien d’un calibre extraordinaire », indique-t-elle. « Je ne peux qu’espérer qu’Annalisa Harris réussisse à mettre cette affaire derrière elle et qu’elle retrouve son plein potentiel. »

La démission de Mme Gosselin survient une semaine après celle du conseiller du district de Loyola, Christian Arseneault, qui a quitté Projet Montréal en dénonçant l’incapacité de l’administration de Valérie Plante de défendre les intérêts de l’arrondissement de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce. Auparavant, la conseillère Rosannie Filato avait annoncé qu’elle renonçait à ses fonctions de responsable de la sécurité publique au comité exécutif tout en restant au sein du parti. En octobre, la conseillère Julie-Pascale Provost avait été expulsée du caucus de Projet Montréal à la suite d’un différend avec l’administration Plante.

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