Le SPVM compte développer une nouvelle approche d’intervention communautaire

Le directeur du SPVM, Sylvain Caron, a évoqué la nouvelle approche que son service comptait appliquer pour travailler auprès de la population vulnérable. «On souhaite que nos policiers et les différents intervenants puissent, ensemble et au quotidien, se côtoyer sur le terrain pour être meilleurs et efficaces pour l’ensemble de la population», a-t-il dit.
Photo: Marie-France Coallier Le Devoir Le directeur du SPVM, Sylvain Caron, a évoqué la nouvelle approche que son service comptait appliquer pour travailler auprès de la population vulnérable. «On souhaite que nos policiers et les différents intervenants puissent, ensemble et au quotidien, se côtoyer sur le terrain pour être meilleurs et efficaces pour l’ensemble de la population», a-t-il dit.

L’administration de Valérie Plante n’envisage pas pour l’instant de réduire le financement accordé au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). Devant la Commission des finances mercredi soir, le directeur, Sylvain Caron, a cependant indiqué que le SPVM entendait développer une nouvelle approche de concertation communautaire pour intervenir auprès des populations vulnérables. Un « concept de sécurité urbaine » sera dévoilé en 2021, a-t-il dit.

Sylvain Caron et les membres de son état-major présentaient les grandes lignes du budget du SPVM, qui se chiffrera à 679,1 millions de dollars l’an prochain, en hausse de 14,6 millions par rapport à l’année précédente.

Également présent, le président du comité exécutif, Benoit Dorais, a dû répondre à plusieurs questions de citoyens portant sur le définancement de la police. Il a réitéré la position de l’administration en soulignant qu’en temps de pandémie, il n’était pas opportun de réduire le financement du SPVM. « Notre position sur le définancement de la police est […] que, ce qu’on doit faire, c’est travailler avec le gouvernement du Québec sur le Livre vert [sur la réalité policière], qui est en élaboration, et revoir comment on livre les services policiers en lien avec tout le travail psychosocial qui doit être fait. On veut travailler en amont », a-t-il expliqué.

M. Dorais a évoqué le travail effectué par l’Équipe mobile de référence et d’intervention en itinérance (EMRII) et par l’Équipe de soutien aux urgences psychosociales (ESUP), formée d’un duo (policier et travailleur social). L’administration souhaite accroître les ressources de ces équipes. Après la révision des services, le budget du SPVM pourrait être ajusté en conséquence, a-t-il dit.

De son côté, le directeur Sylvain Caron a évoqué la nouvelle approche que son service comptait suivre pour travailler auprès de la population vulnérable. « On souhaite que nos policiers et les différents intervenants puissent, ensemble et au quotidien, se côtoyer sur le terrain pour être meilleurs et efficaces pour l’ensemble de la population », a-t-il dit.

Plus de femmes et de membres des minorités parmi les policiers

M. Caron a par ailleurs indiqué que le SPVM visait aussi à augmenter la présence dans ses rangs de policiers issus des groupes minoritaires, qu’il s’agisse d’Autochtones ou d’autres membres des minorités ethniques ou visibles. Ainsi, en 2020, le quart des recrues provenaient de ces groupes, comparativement à 17 % l’année précédente. À l’heure actuelle, 13 % des policiers s’identifient comme étant issus de groupes minoritaires.

Quant aux femmes, elles représentent 34 % des effectifs policiers, a précisé Sylvain Caron. En 2020, 48 % des nouvelles recrues étaient des femmes.

Travail en temps de COVID-19

Les policiers ont dû ajuster leur travail en temps de pandémie, ayant notamment à intervenir lors de rassemblements interdits. Au plus fort de la crise, en avril dernier, les appels concernant la COVID-19 ont représenté près de 35 % du total des appels reçus. Cette part a chuté à 5-6 % cet automne.

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