Montréal a perdu 4280 places de stationnement en deux ans

2556 places de stationnement non-tarifées et 288 places tarifées ont été retirées pour faire place à des projets de pistes cyclables, comme sur la rue Bellechasse (en photo).
Photo: Adil Boukind Le Devoir 2556 places de stationnement non-tarifées et 288 places tarifées ont été retirées pour faire place à des projets de pistes cyclables, comme sur la rue Bellechasse (en photo).

Depuis l’arrivée au pouvoir de l’administration de Valérie Plante, 4280 places de stationnement ont été supprimées à l’occasion de travaux de réaménagement, dont plus de 2800 pour les pistes cyclables. Ce nombre correspond à moins de 1 % des stationnements sur rue à Montréal, fait valoir l’administration.

À l’occasion de l’assemblée du conseil municipal du mois d’octobre, lorsque questionné par l’opposition, le responsable de l’urbanisme et de la mobilité comité exécutif, Éric Alan Caldwell, n’avait pas été en mesure de dire combien d’espaces de stationnement avaient disparu en raison des travaux de réaménagement lancés par l’administration Plante.

Depuis ce temps, les services de la Ville ont effectué un décompte.

Ainsi, 2556 places de stationnement non-tarifées et 288 places tarifées ont été retirées pour faire place à des projets de pistes cyclables, incluant le Réseau express vélo (REV), indiquent les données compilées par le Service de l’urbanisme et de la mobilité et par l’Agence de mobilité durable.

Le programme de sécurisation autour des écoles a entraîné le retrait de 200 places non tarifées aux abords de 17 établissements scolaires. Le dégagement des intersections a pour sa part entraîné la disparition de 318 places tarifées. Et 208 places de stationnement, tarifées ou non, ont été supprimées pour la réalisation de projets de piétonnisation et de voies partagées.

Dans une lettre adressée à la conseillère Chantal Rossy, Éric Alan Caldwell précise que les 4280 places retirées depuis 2018 correspondent à moins de 1 % des espaces de stationnement sur rue que compte la métropole et moins de 0,5 % de l’offre de stationnement totale.

« Tous ces espaces ont fait place à des projets permettant d’améliorer la sécurité sur nos rues, pour tous les usagers, que ce soit grâce à l’ajout de saillies de trottoir, de rues piétonnes ou partagées, de mesures de sécurisation aux abords des écoles, de programmes de réfection de la chaussée ou d’un meilleur partage de l’espace entre les voitures, les cyclistes et les piétons », souligne M. Caldwell dans sa lettre.

Au cours des derniers mois, l’administration Plante s’est fait reprocher d’accorder plus de place aux cyclistes et aux piétons qu’aux automobilistes lors de projets de réaménagement.

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