Pas de passe-droit chez Projet Montréal

La
mairesse de Montréal, Valérie Plante
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir La mairesse de Montréal, Valérie Plante

Les élus de Projet Montréal qui voudront solliciter un autre mandat lors des élections municipales de novembre 2021 devront se soumettre au processus d’investiture, et les candidats aux postes de maire d’arrondissement devront améliorer leurs compétences de gestionnaire. Telles sont quelques-unes des nouvelles règles adoptées par le Conseil de direction du parti à un an du scrutin municipal.

Le Cadre réglementaire sur les investitures à Projet Montréal a été ratifié en amont du congrès du parti, qui s’est déroulé virtuellement dimanche.

On y indique que les élus qui souhaitent se représenter devront avoir fourni un « rendement satisfaisant » et avoir atteint leurs objectifs de financement lors des trois premières années de leur mandat. Le parti n’a cependant pas voulu dévoiler les montants exigés de chacun d’eux. Contrairement à 2017, les élus ne pourront pas être exemptés du processus d’investiture et seront susceptibles d’affronter d’autres aspirants candidats.

« Ça va nous permettre de faire une évaluation équitable du travail de chacun des élus dans leur district, dans leur arrondissement », a commenté la mairesse Valérie Plante lors d’un point de presse virtuel.

Les candidats souhaitant solliciter un poste à une mairie d’arrondissementdevront pour leur part accepter de s’engager à participer à « une démarche de développement des compétences de gestionnaire ».

Un élu qui souhaite quitter la vie politique devra en avoir averti le parti avant le 1er janvier de l’année électorale. La Commission permanente de candidatures, de recrutement et d’investitures (CPCRI) se garde alors le droit de réserver le siège de l’élu sortant pour des candidatures féminines ou des candidatures permettant une représentativité de la population montréalaise, précise le document.

Diversité culturelle

Ce nouveau cadre réglementaire a été rendu public en marge du congrès au cours duquel la mairesse Plante a prononcé un discours et fait le bilan des trois années de son administration.

En point de presse, la mairesse a reconnu que son parti souhaitait avoir une meilleure représentation de la diversité culturelle dans ses rangs et que Projet Montréal apporterait un soutien aux candidats issus des différentes communautés afin qu’ils se sentent bienvenus. « C’est une démarche très sérieuse qu’on a mise en branle. J’espère que ça va influencer et [inciter] tous les partis, au municipal, mais également auprovincial et au fédéral [à] en faire autant », a-t-elle dit.

Ça va nous permettre de faire une évaluation équitable du travail de chacun des élus dans leur district, dans leur arrondissement

 

La mairesse a soutenu qu’il était trop tôt pour dire sur quel projet phare s’appuierait son parti lors des prochaines élections, qui auront lieu le 7 novembre 2021. « Ça ne va pas tout d’un coup changer de direction. Par contre, on a bien l’intention d’être audacieux avec des projets, des idées et des chantiers », a-t-elle dit en précisant que la prochaine année servirait à définir des projets plus précis pour la campagne électorale.

Projet Montréal entend garder le cap sur l’implantation du Réseau express vélo (REV), malgré les critiques. « C’est un projet ambitieux. On parle de 184 kilomètres à terme. Je pense que c’est important d’avancer de façon progressive. Il ne faut pas abandonner le plan. Il faut permettre aux gens de l’expérimenter », a fait valoir la mairesse. Elle a d’ailleurs soutenu que 4000 cyclistes avaient participé à l’inauguration du REV de la rue Saint-Denis samedi.

Au sujet de la pandémie, la mairesse a salué la discipline et la résilience des Montréalais. « On est sur un plateau et on espère que ça va descendre. Mais dans tous les cas, la situation ne s’aggrave pas », a-t-elle expliqué.

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