Sue Montgomery fait face à de nouveaux reproches

Le dossier de la mairesse de Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce devant la CMQ s’est encore alourdi.
Photo: Jacques Nadeau Archives Le Devoir Le dossier de la mairesse de Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce devant la CMQ s’est encore alourdi.

Le dossier de la mairesse de Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce, Sue Montgomery, devant la Commission municipale du Québec (CMQ) s’alourdit avec l’ajout de nouveaux manquements en matière de harcèlement et de conflit d’intérêts.

En mars dernier, la CMQ avait publié une citation en déontologie à l’encontre de la mairesse Montgomery en lien avec un rapport de la Division du respect de la personne de la Ville de Montréal. Ce rapport faisait état de harcèlement psychologique de la part de la directrice de cabinet de Mme Montgomery, Annalisa Harris, à l’endroit de deux employés, dont le directeur d’arrondissement Stéphane Plante.

Dans une décision rendue le 15 octobre, la CMQ amende la citation initiale pour y ajouter neuf manquements aux 19 autres déjà signifiés. L’un d’eux concerne le défaut de Mme Montgomery de maintenir un climat de travail exempt de harcèlement. Le 23 avril dernier, elle avait imposé la présence de Mme Harris à une réunion en visioconférence avec le directeur d’arrondissement et plusieurs fonctionnaires, forçant ceux-ci à quitter la rencontre, souligne la CMQ.

La mairesse aurait par ailleurs procédé à un congédiement arbitraire en mars dernier et, à plusieurs reprises, elle aurait omis de signifier son intérêt lors de délibérations au conseil d’arrondissement portant sur la réintégration du directeur d’arrondissement après qu’elle l’eut suspendu pour « insubordination ». Rappelons que depuis le mois de février dernier, la mairesse a suspendu Stéphane Plante à quatre reprises. À chaque fois, sa décision a été renversée par le conseil d’arrondissement.

Aucune date d’audience devant la CMQ n’a encore été déterminée dans ce dossier compte tenu de la demande de rejet déposée par Mme Montgomery dans ce dossier.

La mairesse Montgomery estime faire les frais d’une opération politique dans ce dossier. « La CMQ a violé mon droit à l’équité procédurale. Il est clair qu’en travaillant main dans la main avec le contrôleur général, la CMQ manque d’impartialité. Ces plaintes sont motivées par des considérations politiques », a-t-elle indiqué par courriel.

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