Montréal aidera les commerces affectés par le chantier du REV

En août dernier, des commerçants de la rue Saint-Denis s’étaient plaints du chantier du REV qui, selon eux, menaçait la vitalité de leur artère commerciale.
Photo: Adil Boukind Archives Le Devoir En août dernier, des commerçants de la rue Saint-Denis s’étaient plaints du chantier du REV qui, selon eux, menaçait la vitalité de leur artère commerciale.

Les commerces affectés par l’aménagement du Réseau express vélo (REV) auront droit à des subventions, a annoncé la Ville de Montréal mercredi matin.

Doté d’un budget de 1,5 million de dollars, le programme pourrait bénéficier à 685 commerçants ayant pignon sur rue dans quatre secteurs de la première phase du REV, soit l’axe Berri Lajeunesse–Saint-Denis, la rue Peel, la rue de Bellechasse, ainsi les segments des rues Saint-Antoine– Viger et Souligny.

Le montant des subventions sera déterminé par la superficie des commerces : 2500 $ pour les établissements de 186 mètres carrés ou moins ; 3750 $ pour ceux de 187 à 463 m²; et 5000 $ pour les commerces de 464 m² ou plus.

Le programme, qui doit être approuvé par le conseil municipal et par le conseil d’agglomération, entrera en vigueur à compter de novembre prochain et prendra fin le 31 octobre 2021.

« C’est une aide d’appoint », a indiqué la mairesse Valérie Plante lors de la séance du comité exécutif. Elle a souligné que le chantier du REV sur la rue Saint-Denis était de courte durée et ne s’étalerait que sur 45 jours alors qu’habituellement, la Ville offre une aide financière aux commerçants pour des chantiers d’environ six mois. « On comprend que la combinaison chantier et COVID est un peu plus difficile. C’est pour ça que nous levons la main pour aider les commerçants de la rue Saint-Denis », a-t-elle souligné.

Au mois d’août dernier, des commerçants de la rue Saint-Denis s’étaient plaints du chantier du REV qui, selon eux, menaçait la vitalité de leur artère commerciale déjà affectée par la pandémie de COVID-19. Certains avaient réclamé le report du projet alors que d’autres souhaitaient son retrait pur et simple. En septembre, des marchands avaient même fait parvenir une mise en demeure à l’administration Plante afin qu’elle suspende les travaux.

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