Québec se porte au secours du transport collectif

Dans le Grand Montréal, les pertes pourraient atteindre plus de 500 millions de dollars en raison de la chute de l’achalandage.
Photo: François Pesant Archives Le Devoir Dans le Grand Montréal, les pertes pourraient atteindre plus de 500 millions de dollars en raison de la chute de l’achalandage.

Québec se porte au secours des sociétés de transport et leur accorde une aide d’urgence de 400 millions. Dans le Grand Montréal, où les pertes pourraient atteindre plus de 500 millions de dollars en raison de la chute de l’achalandage, l’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM) a qualifié cette annonce de « pas dans la bonne direction ».

« Cette aide financière d’urgence est un geste concret qui favorisera un retour à la normale en matière de transport collectif », a précisé le ministre québécois des Transports, François Bonnardel dans un communiqué jeudi. Ce montant s’ajoute aux 614 millions prévus dans le Plan québécois des infrastructures 2020-2030 pour la réalisation de projets de transport collectif.

Du montant de 400 millions versé en urgence, la moitié pourrait provenir des fonds accordés par Ottawa, a précisé le ministre Bonnardel.

Les sociétés de transport ne sont cependant pas au bout de leurs peines. La pandémie a fait chuter leurs revenus alors que leurs dépenses ont grimpé puisqu’elles ont maintenu leurs services.

L’ARTM, qui réunit notamment les sociétés de transport de Montréal, de Laval et de Longueuil, soutient que de mars jusqu’à la fin du mois de mai, la baisse d’achalandage s’est traduite en des pertes de plus de 165 millions. Pour l’année 2020, elle s’attend à un manque à gagner de 523 millions.

L’annonce du ministre Bonnardel a été saluée par plusieurs organisations préoccupées par le sort des sociétés de transport. Le président de Trajectoire Québec, François Pepin, estime que l’aide consentie par Québec écarte la menace de coupure de services ou d’une augmentation importante des tarifs. L’Alliance Transit espère pour sa part que les fonds seront acheminés rapidement aux sociétés de transport. De son côté, l’Union des municipalités du Québec (UMQ) a profité de l’occasion pour rappeler au gouvernement que l’impact financier de la pandémie pour les villes québécoises pourrait atteindre 1,4 milliard $, avec des pertes de 670 millions pour le transport collectif pour l’ensemble du Québec.

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