Montréal rouvre certaines de ses installations sportives

Les terrains de tennis rouvriront eux progressivement au cours des deux prochaines semaines et seule la pratique libre en simple y sera autorisée.
Photo: iStock Les terrains de tennis rouvriront eux progressivement au cours des deux prochaines semaines et seule la pratique libre en simple y sera autorisée.

Alors que Montréal se prépare à la réouverture de ses commerces prévue pour lundi, la Ville a annoncé jeudi que certaines de ses installations sportives et de loisirs seront à nouveau accessibles au cours de prochains jours.

Les pistes extérieures d’athlétisme, les skateparks, les aires de pétanque sont rouverts depuis jeudi. Quant aux terrains de tennis, ils le seront progressivement au cours des deux prochaines semaines. Seule la pratique libre en simple sera autorisée alors que le jeu en double sera interdit, a toutefois précisé la Ville. Les parcs canins pourront pour leur part accueillir les chiens et leurs maîtres à compter de vendredi.

Dès samedi, l’accès à l’île Notre-Dame sera rétabli — à l’exception de son stationnement —, et les visiteurs pourront se rendre au circuit Gilles-Villeneuve et au parc Jean-Drapeau.

Avec la reprise des activités dans les commerces, la directrice régionale de la santé publique de Montréal, la Dre Mylène Drouin, a prévenu les Montréalais qu’il ne s’agira pas d’un réel retour à la normalité et que le « magasinage comme dans le bon vieux temps » ne serait pas de mise. « Ça veut dire qu’on ne part pas pour de grandes journées de magasinage », a-t-elle dit, en encourageant les citoyens à s’en tenir aux achats essentiels et à privilégier les commerces locaux plutôt que les magasins à grande surface.

« Le succès de cette réouverture dépend entre autres de notre capacité collective à maintenir une distanciation et à suivre les recommandations concernant le couvre-visage », a-t-elle ajouté.

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Inspecteurs supplémentaires

La mairesse Valérie Plante a pour sa part indiqué qu’une brigade d’inspection serait mise sur pied pour faire de la prévention dans les commerces et s’assurer du respect des règles d’hygiène et de distanciation. Cette brigade sera formée d’une quarantaine de préventionnistes du Service de sécurité incendie de Montréal et d’une vingtaine d’inspecteurs en aliments.

Montréal a conclu une entente avec l’organisme Architecture sans frontières qui offrira des conseils et un soutien technique aux commerçants pour les aider à réaménager leurs locaux.

La Ville a aussi entrepris de distribuer les 1,5 million de masques obtenus avec l’aide du gouvernement du Québec. Quelque 500 000 masques seront remis aux arrondissements et aux villes liées pour leurs citoyens vulnérables. Les autres seront donnés aux itinérants et à des organismes communautaires qui travaillent auprès des personnes démunies. La Santé publique n’entend toujours pas rendre les masques obligatoires dans les transports en commun même si les usagers sont encore peu nombreux à en porter, a constaté Le Devoir jeudi.

 

La courbe en baisse

Même si le nombre de tests de dépistage a augmenté, la Direction de la santé publique de Montréal observe un ralentissement de la contamination au coronavirus dans la métropole, notamment dans Montréal-Nord.

Le nombre de personnes ayant contracté la COVID-19 sur l’île de Montréal atteint maintenant 23 064 cas, dont 328 dans les dernières 24 heures. Jusqu’à maintenant, 2411 décès ont été recensés dans la métropole, dont 44 nouveaux cas. « Globalement, quand on regarde la courbe épidémique de Montréal et même celle de certains quartiers chauds, nous sommes en baisse, bien qu’on teste davantage. C’est quand même une bonne nouvelle et il faut continuer nos efforts de dépistage », a souligné la Dre Drouin.

Montréal a d’ailleurs atteint sa cible de plus de 3000 tests par jour, a-t-elle dit : « Par contre, dans nos unités mobiles, il reste de la capacité. On invite les gens qui ont des symptômes liés à la COVID — température, difficultés respiratoires ou des gens asymptomatiques, mais qui ont été en contact avec un cas ou avec quelqu’un de malade — à se rendre à ces cliniques mobiles ».