Les camps d’été réclament l’aide des gouvernements

S’ils n’obtiennent pas une aide d’urgence des gouvernements, plus de 70 % des camps privés ou gérés par des organismes sans but lucratif pourraient devoir renoncer à leurs activités cet été.
Photo: iStock S’ils n’obtiennent pas une aide d’urgence des gouvernements, plus de 70 % des camps privés ou gérés par des organismes sans but lucratif pourraient devoir renoncer à leurs activités cet été.

Les gestionnaires de camps de vacances et de camps de jour lancent un cri d’alarme. S’ils n’obtiennent pas une aide d’urgence des gouvernements, plus de 70 % des camps privés ou gérés par des organismes sans but lucratif pourraient devoir renoncer à leurs activités cet été, selon un sondage mené par l’Association des camps du Québec (ACQ) auprès de ses membres. Parmi eux, un sur trois pourrait fermer ses portes de façon définitive.

L’Association compte 346 membres à travers le Québec et ceux-ci organisent des camps de jour et des camps de vacances pour 300 000 enfants chaque année.

Or, la pandémie compromet sérieusement leurs activités. Non seulement le gouvernement du Québec n’a-t-il toujours pas autorisé les camps pour cet été, mais les mesures de distanciation requises se traduiront par des dépenses supplémentaires importantes.

Pour des raisons sanitaires, les ratios ont dû être révisés au sein des groupes, ce qui réduit d’environ de moitié le nombre d’enfants par moniteur. Sans compter les nombreuses règles d’hygiène et de distanciation qui devront être respectées en tout temps, ce qui nécessite de reconfigurer les salles à manger pour séparer tous les enfants, de désinfecter fréquemment le matériel utilisé et les aires de jeu et d’adapter les activités pour éviter tout contact entre les enfants.

Plusieurs camps de vacances et camps de jour ont déjà annoncé qu’ils suspendaient leurs activités pour l’été qu’ils soient membres ou non de l’ACQ. C’est le cas des camps de vacances Minogami et Trois-Saumons ainsi que les camps de jour des Débrouillards et de plus petites organisations comme Le Lion et la souris, à Montréal.

L’ACQ a sondé ses membres entre le 15 et le 19 mai. Parmi les 162 répondants, 71 % estiment qu’ils devront fermer leurs portes cet été s’ils n’obtiennent pas d’aide pour les coûts supplémentaires qu’ils devront assumer. Selon l’association, 17 millions % en dépôts devraient être remboursés aux familles si les camps n’étaient pas en mesure de maintenir leurs activités cet été.

L’ACQ demande au gouvernement du Québec de créer un fonds de 26 à 33 millions $ pour venir en aide aux camps et leur permettre d’accueillir des campeurs ou, pour ceux qui devraient suspendre leurs activités, de rembourser les dépôts aux parents. Selon le sondage de l’ACQ, 80 % des camps pourraient offrir des activités cet été s’ils obtiennent de l’aide gouvernementale.

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