Un été à réinventer à Montréal

La Ville de Montréal compte présenter dans les prochaines semaines un plan pour rendre l’été en ville plus agréable tout en s’assurant du respect des règles de distanciation.
Photo: Renaud Philippe Le Devoir La Ville de Montréal compte présenter dans les prochaines semaines un plan pour rendre l’été en ville plus agréable tout en s’assurant du respect des règles de distanciation.

Les activités commerciales devraient reprendre progressivement à compter du 11 mai dans la métropole, mais les Montréalais se demandent encore ce que leur réserve un été sans festivals ni spectacles et qui sait, peut-être sans piscines. La mairesse Valérie Plante promet de présenter sous peu un « plan estival » pour permettre aux citadins de profiter de la ville malgré les contraintes de la COVID-19. Dans les prochains mois, les Montréalais devront toutefois s’habituer à porter un masque, a-t-elle prévenu.

Les enfants retrouveront-ils bientôt l’accès aux aires de jeux dans les parcs ? Les terrains sportifs seront-ils ouverts cet été ? Que feront les Montréalais lorsque les vagues de chaleur s’abattront sur Montréal si les piscines et les pataugeoires demeurent fermées en raison de la pandémie ?

La Ville de Montréal fait face à un important casse-tête avec l’arrivée des beaux jours. « Ce sera un défi important. Chaque année, nous subissons des canicules. Nous devrons être créatifs sur la façon dont nous affronterons ces vagues de chaleur pour offrir des espaces pour que les gens puissent se rafraîchir », a reconnu la mairesse mardi.

La Ville compte présenter dans les prochaines semaines un plan pour rendre l’été en ville plus agréable tout en s’assurant du respect des règles de distanciation. Elle devra notamment déterminer avec les autorités de santé publique quels équipements pourront être accessibles dans les prochains mois. La mairesse a laissé entendre que des tronçons de rue pourraient être piétonnisés.

En attendant, la directrice régionale de santé publique de Montréal, la Dre Mylène Drouin, insiste sur l’importance pour les Montréalais de porter un masque ou un couvre-visage dans les commerces, les lieux publics et les transports en commun quand la règle des deux mètres est difficile à respecter. « Il est clair que, pour nous, le couvre-visage doit devenir une norme sociale », a-t-elle dit.

Les autorités n’envisagent toutefois pas d’imposer le port du masque dans les transports en commun. « Les rendre obligatoires entraînerait des effets pervers et négatifs qui pourraient faire en sorte que certaines populations qui n’auraient pas la capacité de s’en procurer pourraient être pénalisées », a expliqué Mylène Drouin.

La Ville a d’ailleurs annoncé son intention de fournir 50 000 couvre-visage réutilisables à des organismes communautaires afin que ceux-ci puissent les distribuer auprès des citoyens vulnérables.

Reste que pour permettre la reprise des activités dans les commerces et les entreprises, certaines conditions devront être respectées, dont le contrôle de la transmission communautaire du coronavirus. Les autorités entendent intensifier le dépistage sur tout le territoire montréalais auprès des personnes présentant des symptômes, à commencer par les quartiers les plus touchés par la pandémie comme Montréal-Nord, Saint-Michel et Rivière-des-Prairies. Si la transmission communautaire ne peut être maîtrisée dans certains secteurs, il est possible que la reprise des activités y soit retardée, a laissé entendre la Dre Drouin.

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