Montréal achète des vestes pare-balles et des masques pour affronter la crise

S’il fallait que le SPVM déploie davantage d’effectifs sur le terrain pour contrôler la population, il devrait probablement recourir à des policiers attitrés à des tâches administratives et à des enquêteurs.
Photo: Graham Hughes La Presse canadienne S’il fallait que le SPVM déploie davantage d’effectifs sur le terrain pour contrôler la population, il devrait probablement recourir à des policiers attitrés à des tâches administratives et à des enquêteurs.

Montréal a procédé à l’achat de plus d’un millier de vestes pare-balles pour ses policiers et à l’acquisition de 800 000 masques de protection pour son personnel appelé à intervenir en première ligne dans le contexte de la pandémie de coronavirus.

L’achat de 1129 vestes pare-balles au coût estimé de 500 000 $ a été approuvé mercredi par le comité exécutif de la Ville de Montréal. Il s’agit d’une mesure de précaution, soutient André Durocher, inspecteur au service des communications du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), car on ignore encore si, au cours des prochains jours, les autorités imposeront des mesures de confinement plus sévères. « Il faut prévoir tous les scénarios. On ne sait pas combien de temps la crise va durer », indique-t-il.

S’il fallait que le SPVM déploie davantage d’effectifs sur le terrain pour contrôler la population, il devrait probablement recourir à des policiers attitrés à des tâches administratives et à des enquêteurs. C’est pourquoi, le SPVM doit s’assurer qu’ils auront les équipements de protection adéquats pour ces agents.

Les élus ont également donné leur aval à l’acquisition de 800 000 masques de type KN-95 pour les pompiers et les policiers qui sont appelés à intervenir auprès de personnes potentiellement contaminées au coronavirus. Cet achat représente une dépense de 4,1 millions de dollars. En raison de la pénurie de masques N-95, la Ville a opté pour les KN-95 qui sont jugés équivalents à l’autre modèle.

Plateforme Web

Montréal compte maintenant 2837 cas d’infection au coronavirus et 29 décès.

Vendredi, la directrice régionale de la santé publique de Montréal, la Dre Mylène Drouin, a annoncé le lancement de la plate-forme aplatir.ca  élaborée par l’Université de Toronto et à laquelle 300 000 personnes à travers le Canada contribuent déjà. Il s’agit d’une plateforme Web qui permet de répertorier géographiquement les cas d’individus aux prises avec des symptômes s’apparentant à ceux de la COVID-19 et de mieux identifier les populations vulnérables.

Sur une base volontaire, les citoyens peuvent remplir un formulaire en indiquant s’ils souffrent de symptômes tels que la toux, la fièvre et des difficultés respiratoires. « Ça va nous permettre d’avoir un meilleur portrait, complémentaire à celui qu’on a », a dit la Dre Drouin.

À l’approche de Pâques, Mylène Drouin a insisté sur l’importance du respect des consignes de distanciation et a rappelé qu’aucun rassemblement ne serait toléré. Elle a cependant précisé qu’elle ne souhaitait pas l’instauration d’un climat de dénonciation « surtout pas pour les gens les plus vulnérables et les plus marginalisés de notre société ».