Demande d’injonction pour garder des calèches dans les rues de Montréal

La Ville travaille en collaboration avec Emploi Québec afin d'aider la cinquantaine de caléchiers à trouver un nouvel emploi. Elle a aussi mis en place un programme pour éviter que des chevaux prennent le chemin de l’abattoir.
Photo: Jacques Nadeau Archives Le Devoir La Ville travaille en collaboration avec Emploi Québec afin d'aider la cinquantaine de caléchiers à trouver un nouvel emploi. Elle a aussi mis en place un programme pour éviter que des chevaux prennent le chemin de l’abattoir.

À deux semaines de l’interdiction des calèches dans les rues de Montréal, un détenteur de permis lance une dernière offensive pour tenter de sauver cette industrie. Il présentera une demande d’injonction mardi devant le tribunal.

En juin 2018, l’administration de Valérie Plante avait fait adopter un règlement qui mettra un terme aux activités des caléchiers à compter du 1er janvier 2020.

« C’est important pour le bien-être animal, d’autant que les conditions ont beaucoup changé. On parle des changements climatiques avec des périodes de chaleur extrême, mais aussi des effets des chantiers de construction et du nombre de voitures qui a augmenté, ce qui ajoute un facteur de stress pour les animaux », a expliqué lundi Jean-François Parenteau, responsable des services aux citoyens au comité exécutif.

Montréal travaille en collaboration avec Emploi Québec afin d’accompagner la cinquantaine de caléchiers et de les aider à trouver un nouvel emploi. La Ville a aussi mis en place un programme pour éviter que des chevaux prennent le chemin de l’abattoir. Elle a offert 1000 $ par animal dans le cadre d’une entente avec la SPCA afin de placer les chevaux dans un refuge ou une famille d’accueil. Pour l’instant toutefois, un seul cheval a bénéficié de ce programme.

Le propriétaire de Services de calèches et traîneaux Lucky Luc, Luc Desparois, n’entend pas abdiquer et présentera mardi une demande d’injonction en cour pour s’opposer au règlement de la Ville.

En 2016, la Cour supérieure avait invalidé le moratoire imposé par la Ville sous l’administration Coderre. Cette fois, la Ville estime avoir donné le temps nécessaire aux propriétaires de calèches pour se préparer à l’interdiction.