Montréal n’a pas frôlé la catastrophe financière, affirme Valérie Plante

«La Ville ne défonce absolument pas son budget. Je trouve que c’est une tempête dans un verre d’eau», a soutenu Valérie Plante vendredi lors d’une mêlée de presse.
Photo: Paul Chiasson La Presse canadienne «La Ville ne défonce absolument pas son budget. Je trouve que c’est une tempête dans un verre d’eau», a soutenu Valérie Plante vendredi lors d’une mêlée de presse.

À quelques jours du dépôt du budget 2020 de la Ville de Montréal qui prévoit des hausses moyennes de taxes de 2 %, la mairesse, Valérie Plante, a nié le fait que la Ville se soit retrouvée dans une situation financière catastrophique.

Un article publié vendredi dans Le Journal de Montréal faisait état de dépenses effrénées de la Ville qui l’auraient placée dans une situation financière délicate au printemps dernier. Elle aurait alors décidé de réduire la cadence de ses dépenses et de revoir certains projets.

« La Ville ne défonce absolument pas son budget. Je trouve que c’est une tempête dans un verre d’eau », a soutenu la mairesse vendredi lors d’une mêlée de presse. Des projets ont dû être révisés, notamment en raison de la surchauffe possible dans le domaine de la construction, mais selon elle, il s’agit d’« un exercice qui est sain et rigoureux ».

La mairesse a par ailleurs nié que des membres de son équipe se soient rendus à Toronto pour y rencontrer les institutions financières et agences de crédit afin de les rassurer concernant la gestion de la dette de la Ville. « Les deux agences de cotation avec lesquelles on travaille sont tout à fait d’accord avec notre gestion de la dette », a-t-elle affirmé.

Le budget 2020 de la Ville et le Programme triennal d’immobilisations (PTI) 2020-2022 seront présentés lundi et Valérie Plante soutient qu’ils démontreront la gestion avisée de son administration : « Le budget qu’on présente est rigoureux. Il n’est pas dépensier. Il est collé à la capacité de payer de la Ville de Montréal et à la nécessité d’investir. »

La mairesse a prévenu que les hausses de taxes perçues par la ville centre atteindraient une moyenne de 2 % pour le secteur résidentiel, alors qu’elles seraient de 1,5 % pour le secteur non résidentiel.

Il s’agit du troisième budget de l’administration Plante-Dorais depuis son arrivée au pouvoir en novembre 2017.