Poursuite de 178 millions contre Montréal et Valérie Plante

Valérie Plante lors de son allocution prononcée devant l’ONU à New York, lundi passé.
Photo: Jason DeCrow Associated Press Valérie Plante lors de son allocution prononcée devant l’ONU à New York, lundi passé.

Estimant être victimes d’une « expropriation déguisée », trois des promoteurs du projet immobilier Cap-Nature, à Pierrefonds-Ouest, ont déposé une poursuite de 178 millions contre la Ville de Montréal et la mairesse Valérie Plante.

La décision de l’administration Plante de créer un grand parc dans l’ouest de l’île de Montréal a réduit à néant le projet de développement immobilier de 5500 logements auquel ils travaillent depuis 14 ans, font valoir les promoteurs Développements Pierrefonds, les Immeubles L’Équerre et Quartier de l’Ouest de l’Île.

Lundi, lors d’une allocution prononcée devant l’ONU à New York, la mairesse Plante a d’ailleurs évoqué le projet immobilier que son administration a stoppé et qui aurait « détruit les derniers grands espaces verts de Montréal ».

Dans la demande introductive d’instance qu’ils viennent de déposer en Cour supérieure, les promoteurs allèguent que la Ville, l’arrondissement de Pierrefonds-Roxboro, la mairesse Plante ainsi que le parti Projet Montréal ont agi de mauvaise foi envers eux et qu’ils ont procédé à une « véritable confiscation » de leurs propriétés. Ils les tiennent solidairement pour responsables des dommages subis.

Dans cette requête, ils relatent la rencontre qu’ils ont eue avec la mairesse Plante le 4 septembre dernier en présence des avocats des deux parties. Ils soutiennent que la mairesse leur avait alors dit que le projet Cap-Nature ne serait pas réalisé, mais qu’ils étaient en droit d’être indemnisés pour la juste valeur marchande de leurs propriétés.

Cette rencontre s’est toutefois soldée par un « échec », concluent les promoteurs, qui se sont tournés vers la Cour supérieure.

Ils réclament 160 millions de dollars à titre d’indemnités d’expropriation, de même que 11 millions pour les dommages liés à la vente de terrains à l’organisme Canards illimités. Ils demandent aussi un remboursement de 2,1 millions pour les taxes scolaires et municipales de même que diverses indemnités pour un total de 178 millions.

Le cabinet de la mairesse Plante n’a pas voulu commenter la poursuite. « Mais cela ne modifie en rien la volonté de la Ville d’aller de l’avant avec ce projet porteur », a-t-on indiqué.

2 commentaires
  • Mathieu St-Onge - Inscrit 25 septembre 2019 10 h 18

    178 millions$? «C'est pas grave, c'est pour l'environnment!»

    Voilà qui résume bien la mentalité de Projet Montréal: alors que la mairesse se plaint sur toutes les tribunes qu'elle n'a pas assez d'argent, elle accumule les poursuites judiciaires dues au dogmatisme de son parti. Qui va payer ces 178 millions$? Vous et moi, pendant que nos arénas, nos terrains de soccer, nos pistes cyclables et nos routes vont continuer de ressembler au Tiers-Monde. Encore bravo à cette idiote ricaneuse!

  • Sylvain Auclair - Abonné 25 septembre 2019 11 h 38

    Pourquoi le parti?

    Est-ce que ça veut dire qu'on peut poursuivre, parexemple, le PLQ pour avoir mis à mal le système de santé ou le PCC pour avoir freiné la lutte conte les changements climatiques?