Vers un nouveau conseil d’administration à la Corporation de gestion des marchés publics

La Corporation des marchés publics traverse une crise importante depuis des mois.
Photo: Marie-France Coallier Archives Le Devoir La Corporation des marchés publics traverse une crise importante depuis des mois.

Un nouveau conseil d’administration pourra être nommé à la Corporation de gestion des marchés publics de Montréal en attendant qu’un juge se prononce sur le fond du litige qui oppose des locataires du marché Jean-Talon à l’organisation.

L’assemblée pour l’élection d’un conseil d’administration aura lieu le 8 octobre prochain, a indiqué Me Jean Lozeau, qui représente quatre commerçants détenant des étals au marché Jean-Talon. Le 23 août dernier, ceux-ci s’étaient adressés à la Cour supérieure pour demander que soit repoussée la nomination d’un nouveau conseil d’administration.

Ils contestent la modification des règles encadrant la nomination du conseil d’administration, qui doit désormais compter une majorité de membres provenant de l’extérieur. Et comme ils craignent d’être expulsés du marché Jean-Talon, ils demandent aussi que leur statut de membre soit confirmé.

Au palais de justice mardi, Me Lozeau a fait savoir qu’il retirait la demande d’ordonnance de sauvegarder qu’avaient déposée ses clients pour empêcher la tenue d’une assemblée. Ainsi, un nouveau conseil d’administration pourra être nommé le 8 octobre prochain. À l’issue de l’audience mardi, l’avocat a indiqué que malgré cette renonciation, ses clients contestaient toujours certaines modifications apportées aux règlements de la Corporation en mars dernier.

La Corporation des marchés publics traverse une crise importante depuis des mois. Rappelons qu’il y a trois semaines, les membres du conseil d’administration ont démissionné en bloc, disant craindre pour leur intégrité personnelle.

En décembre dernier, un rapport du contrôleur général de la Ville de Montréal avait soulevé plusieurs irrégularités dans la gestion de la Corporation des marchés publics, créée en 1993. Le contrôleur a notamment signalé que des locataires-maraîchers auraient vendu leur emplacement et que des locaux auraient été utilisés à des fins personnelles par des employés de la Corporation.

Le Service de police de la Vile de Montréal (SPVM) a ouvert une enquête sur cette affaire.

Les parties reviendront en cour le 15 octobre.