Entente avec la famille d’un enfant qui a failli se noyer à la plage Doré

La famille estime par ailleurs que le parc aurait dû imposer un test de nage aux enfants et obliger ceux qui ne savaient pas nager à porter une veste de sauvetage.
Photo: Pedro Ruiz Le Devoir La famille estime par ailleurs que le parc aurait dû imposer un test de nage aux enfants et obliger ceux qui ne savaient pas nager à porter une veste de sauvetage.

Montréal versera 2 millions de dollars à la famille du jeune Manuel Garzon Monsalve qui, en 2012, a frôlé la noyade à la plage Jean-Doré lors d’une activité de son camp de jour.

Le comité exécutif a autorisé, mercredi, l’entente de gré à gré qui vient mettre un terme aux procédures judiciaires.

Le 18 juillet 2012, Manuel, six ans, se baignait avec d’autres enfants dans le bassin de la plage du parc Jean-Drapeau à l’occasion d’une sortie avec son camp de jour, le Sunshine Day Camp, géré par la fabrique de la paroisse Notre-Dame-de-la-Consolata.

L’enfant gisait au fond de l’eau, en arrêt cardio-respiratoire, lorsqu’il a été retrouvé par un des moniteurs. Des manoeuvres de réanimation ont été réalisées par les surveillants-sauveteurs du parc Jean-Drapeau. Le petit Manuel a ensuite été pris en charge par Urgences-santé et conduit à l’hôpital.

Hospitalisé pendant trois mois, avant d’être transféré dans un centre de réadaptation pour une période de 11 mois, l’enfant a gardé des séquelles neurologiques de cet incident et fréquente désormais une école spécialisée.

En 2013, la famille du petit Manuel a déposé une poursuite de 13,9 millions contre la Société du parc Jean-Drapeau (SPJD) et la fabrique de la paroisse Notre-Dame-de-la-Consolata. Elle leur reprochait de ne pas avoir assuré une surveillance adéquate de l’enfant. La Ville réfute toutefois ces critiques, alléguant que tous les surveillants-sauveteurs requis étaient sur place au moment de l’incident.

La famille estime par ailleurs que le parc aurait dû imposer un test de nage aux enfants et obliger ceux qui ne savaient pas nager à porter une veste de sauvetage. Elle a notamment réclamé un montant pour la perte de salaires et les dépenses liées aux soins passés et futurs pour l’enfant.

Des négociations ont finalement permis aux parties d’en venir à une entente. La famille de Manuel a accepté un règlement de 4,1 millions. Les assureurs de la fabrique ont consenti à assumer la moitié de cette somme. La Ville versera donc 2 millions pour mettre un terme au litige. Elle devra aussi payer un montant de 72 000 $ à la Régie de l’assurance maladie pour les soins prodigués à l’enfant.