Montréal a clos l’année 2018 avec un surplus de 213 millions

Les activités liées au déneigement ont coûté cher, soit 19,3 millions de plus que prévu et 10 millions de plus que l’année précédente même si la quantité de neige tombée a été comparable.
Photo: Valérian Mazataud Archives Le Devoir Les activités liées au déneigement ont coûté cher, soit 19,3 millions de plus que prévu et 10 millions de plus que l’année précédente même si la quantité de neige tombée a été comparable.

Montréal a enregistré un surplus de 212,7 millions au terme de l’année financière de 2018.

Les revenus de la Ville ont atteint 5,6 milliards, soit 3,1 % de plus que les prévisions du budget. Les principaux écarts sont attribuables au climat économique favorable et au dynamisme du marché immobilier. Ainsi, les droits de mutation ont rapporté 69,8 millions de plus pour atteindre 253,6 millions alors que les licences et permis ont généré un montant supplémentaire de 36,6 millions. La Ville note d’ailleurs qu’au chapitre des droits sur les mutations immobilières, les transactions impliquant des factures de plus de 100 000 $ ont gonflé ses revenus.

La finalisation d’ententes d’expropriation pour le pont Champlain, l’échangeur Turcot et le Réseau express métropolitain (REM) a permis à la Ville de toucher 24,9 millions.

En revanche, la réduction du nombre de constats délivrés par les policiers a entraîné une baisse de 7 millions de revenus.

5,6 milliards
C’est la somme des revenus de la Ville de Montréal.

La neige

Les activités liées au déneigement ont coûté cher, soit 19,3 millions de plus que prévu et 10 millions de plus que l’année précédente, même si la quantité de neige tombée a été comparable. La Ville attribue cet écart à l’augmentation du prix de l’essence et à la hausse des coûts d’entretien de la machinerie (5 millions). De plus, certains contrats de transport de neige ont dû être majorés et la fréquence d’épandage a été accrue (5 millions).

Le surplus du conseil municipal a atteint 228,3 millions contre un déficit de 15,6 millions pour le conseil d’agglomération, pour un surplus global de 212,7 millions.

Le président du comité exécutif, Benoit Dorais, estime que ces résultats témoignent de la rigueur appliquée par l’administration Plante. « Mais comme chaque année, il y a aussi du circonstanciel. Encore une fois cette année, on voit que l’immobilier est vigoureux à Montréal, ce qui explique une bonne partie des résultats de cette année », a-t-il dit. « Mais continuons d’être prudents. […] On doit avoir une certaine partie de notre cagnotte pour rassurer les agences de notation, notamment. »