La tutelle du syndicat des cols bleus de Montréal est prolongée d’un an

Photo: Jacques Nadeau Archives Le Devoir

Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) a décidé de prolonger d’un an la tutelle du Syndicat des cols bleus de Montréal, un mois après le rejet des nouveaux statuts et règlements par les membres du local 301.

Dans un message envoyé aux membres jeudi matin, le SCFP indique que des élections à l’exécutif syndical des cols bleus sont impossibles tant que de nouveaux statuts et règlements ne sont pas entérinés par les membres. La tutelle devait prendre fin en mai prochain.

Un comité local de cinq membres aura pour tâche d’élaborer un nouveau projet d’amendements aux statuts qui sera soumis aux cols bleus en assemblée générale. Cette étape franchie, des élections à l’exécutif du syndicat pourront être tenues.

La décision de prolonger la tutelle a été prise à l’unanimité par le comité exécutif du SCFP national à Ottawa jeudi matin. « La prolongation votée aujourd’hui est d’une durée théorique d’un an », indique le SCFP dans son message transmis aux membres. « Cependant, le SCFP a l’intention d’effectuer le travail dans les meilleurs délais, et la tutelle pourra être levée après l’élection d’un nouvel exécutif par les membres. »

Le syndicat des cols bleus de Montréal avait été placé sous tutelle en mai 2017 à la suite de plaintes reçues par le SCFP concernant de « graves difficultés de fonctionnement ». Le SCFP avait nommé un tuteur, Denis Régimbald, afin de mettre de l’ordre dans le syndicat et redresser sa situation financière.

En janvier dernier, le SCFP avait soumis aux membres du local 301 une proposition de nouveaux statuts et règlements. Il voulait ainsi assainir le climat au syndicat et mettre fin à une concentration de pouvoirs dans les mains de trois officiers, dont la présidence. Le SCFP souhaitait aussi revoir les règles électorales et instaurer plus de transparence dans la gestion des finances du syndicat.

Les nouveaux statuts et règlements ont toutefois été rejetés par une majorité de membres aux cours d’assemblées tenues en janvier et en février derniers.