Une pétition en ligne pour restreindre la distribution des Publisacs

Le citoyen Charles Montpetit, instigateur de la pétition
Photo: Jacques Nadeau Archives Le Devoir Le citoyen Charles Montpetit, instigateur de la pétition

Les Montréalais pourront finalement demander la tenue d’une consultation publique sur la distribution de Publisacs par l’entremise d’une pétition en ligne.

Le greffier de la Ville de Montréal, Yves Saindon, a reconnu la recevabilité de la proposition de pétition soumise par le citoyen Charles Montpetit.

Cette pétition du groupe Antipublisac.com demande une modification de la réglementation municipale afin de restreindre la distribution de circulaires sur le territoire montréalais. Elle recommande de ne permettre la livraison de cette publicité qu’aux résidants l’ayant accepté et ayant affiché un logo représentant une circulaire entourée d’un cercle bleu.

La pétition réclame aussi le remplacement des sacs de plastique pour circulaires par un emballage qui n’a pas besoin d’être séparé du contenu pour être recyclé.

Toute infraction devrait conduire à l’imposition d’une amende, ce qui est déjà prévu dans la réglementation actuelle, rappelle-t-on.

Si, d’ici trois mois, le nombre de signatures a atteint 15 000 noms, la Ville devra tenir une consultation publique sur la proposition.

Cette pétition en ligne est une première à Montréal puisque jusqu’à maintenant, seules les pétitions papier étaient autorisées.

Présent à l’hôtel de ville mercredi, Charles Montpetit a souligné que la loi canadienne anti-pourriels requiert déjà l’autorisation des citoyens pour recevoir de la publicité électronique. « Ce n’est pas comme si on demandait la Lune », a-t-il dit.

M. Montpetit a rappelé que 900 000 Publisacs étaient distribués chaque semaine à Montréal. « C’est 500 tonnes de matières qui doivent ensuite être recyclées. C’est encore plus dommageable pour l’environnement que des circulaires virtuelles. Il est temps qu’on utilise le même principe que pour les circulaires en ligne. »

Il a également souligné que Montréal avait déjà interdit certains sacs de plastique dans les commerces.

D’autres détails suivront.