STM: le Tribunal ordonne aux employés d’entretien de mettre fin aux moyens de pression

La STM estime que les moyens de pression des employés d’entretien faisaient en sorte qu’un nombre anormalement élevé d’autobus devaient rester dans les garages.
Photo: Catherine Legault Le Devoir La STM estime que les moyens de pression des employés d’entretien faisaient en sorte qu’un nombre anormalement élevé d’autobus devaient rester dans les garages.

Le ralentissement de travail des employés d’entretien de la Société de transport de Montréal (STM), qui a entraîné une réduction du nombre d’autobus en service au cours des dernières semaines, est illégal, a statué le Tribunal administratif du travail (TAT) dans une décision rendue mardi après-midi.

La STM s’était adressée au TAT parce qu'elle estimait que les moyens de pression des employés d’entretien faisaient en sorte qu’un nombre anormalement élevé d’autobus devaient rester dans les garages. Ainsi, a fait valoir la STM devant le juge administratif, le 11 février 2019, près de 30 % des autobus étaient immobilisés, un taux largement supérieur aux années antérieures.

La STM a d’ailleurs signalé que, pendant la dernière semaine de janvier, le nombre de clients ayant subi les impacts du manque d’autobus a atteint 164 935, contre 12 727 à la même date en 2018. Globalement, en 2018, dix fois plus de clients ont été incommodés par les interruptions de service qu’en 2017.

Devant le Tribunal, la société de transport a ainsi soutenu que ces données statistiques démontraient que les employés avaient agi de façon concertée.

Le syndicat a réfuté ces allégations, mettant plutôt en cause la météo capricieuse qui a entraîné davantage de bris, les mauvaises décisions de gestion et les problèmes rencontrés avec les nouveaux autobus que la STM a achetés.

Le Tribunal conclut toutefois que les statistiques présentées par la STM démontrent une « tendance lourde » et qu’il y a une « action concertée qui cause préjudice ou est susceptible de causer préjudice au service auquel la population a droit ». Il a donc déclaré illégal le ralentissement de travail et a ordonné au syndicat de cesser ses moyens de pression.