Valérie Plante dit non aux caméras pour les policiers

Valérie Plante n’écarte pas l’idée d’opter pour de telles caméras dans un horizon plus lointain.
Photo: Graham Hughes Archives La Presse canadienne Valérie Plante n’écarte pas l’idée d’opter pour de telles caméras dans un horizon plus lointain.

Valérie Plante a annoncé, mercredi matin, que son administration renonçait au déploiement de caméras portatives pour tous les policiers montréalais. La mairesse a invoqué les coûts d’un tel projet et les enjeux technologiques pour justifier sa décision.

« À ce moment-ci, nous n’allons pas aller de l’avant avec les caméras portatives. C’est sûr que l’argument dont on fait énormément état, c’est celui des coûts financiers. On ne peut pas le balayer sous le tapis. C’est un investissement majeur. Mais l’investissement pourrait valoir la peine si on nous garantit que la technologie est au rendez-vous et qu’elle nous assurerait de pouvoir augmenter le sentiment de sécurité, a expliqué la mairesse lors de la réunion hebdomadaire du comité exécutif mercredi matin. Mais ce n’est pas le cas. La technologie n’est pas au rendez-vous. »

Elle a rappelé que d’autres villes dans le monde avaient renoncé à ces caméras en raison notamment des coûts.

Vendredi dernier, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) avait présenté à la Commission de la sécurité publique son rapport concernant le projet-pilote mené en 2016 et en 2017. Dans le cadre de ce projet-pilote, 78 patrouilleurs du SPVM avaient porté des caméras sur le terrain. Le SPVM a cependant statué que l’expérience n’était pas concluante.

Le SPVM avait estimé à 24 millions par année les coûts du déploiement de caméras pour 3000 policiers, en plus du montant de 17 millions sur cinq ans requis pour l’implantation du projet.

Valérie Plante n’écarte pas l’idée d’opter pour de telles caméras dans un horizon plus lointain. Elle a indiqué que le SPVM poursuivrait sa « veille technologique ».