Les cols bleus de Montréal rejettent la révision des statuts de leur syndicat

Les tensions sont vives au Syndicat des cols bleus regroupés placé sous tutelle en mai 2017 à la suite de plaintes reçues par le SCFP.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Les tensions sont vives au Syndicat des cols bleus regroupés placé sous tutelle en mai 2017 à la suite de plaintes reçues par le SCFP.

Les cols bleus de Montréal ont refusé d’entériner les nouveaux statuts et règlements que leur proposait le tuteur nommé par le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) pour leur syndicat.

À l’issue de la 7e assemblée, samedi, le SCFP a annoncé qu’aucun des 15 volets que comportait la proposition de nouveaux statuts n’avait obtenu l’adhésion des deux tiers des 568 membres qui se sont prononcés au cours des dernières semaines. Seulement 3 des 15 volets ont reçu un appui dépassant les 50 %, mais c’était insuffisant puisqu’un taux de 66,6 % était requis pour leur adoption.

« Nous allons donc remettre immédiatement l’épaule à la roue en fonction de ce qui a été exprimé aux assemblées. Nous proposerons d’autres avenues pour remettre le syndicat sur les rails sans délai. La participation des cols bleus aux prochaines étapes sera déterminante, et ce sont toujours eux qui trancheront », a indiqué Denis Régimbald, tuteur du SCFP 301, par voie de communiqué samedi après-midi.

Sept assemblées ont été tenues au cours des dernières semaines, soit les 22, 23 et 24 janvier, ainsi que le 2 février, afin de permettre aux syndiqués de se prononcer.

Les tensions sont vives au Syndicat des cols bleus regroupés placé sous tutelle en mai 2017 à la suite de plaintes reçues par le SCFP. Avec sa proposition de nouveaux statuts, le SCFP souhaitait assainir le climat au syndicat et mettre fin à une concentration de pouvoirs dans les mains de trois officiers, dont la présidence. Les nouveaux statuts visaient aussi à revoir les règles électorales et à instaurer davantage de transparence dans la gestion des finances du syndicat.

Rappelons que les vérifications effectuées par le tuteur Denis Régimbald n’ont pas révélé de malversations ou de détournement de fonds, mais une « administration déficiente » et « d’importantes lacunes organisationnelles »

Il est prévu que la tutelle soit levée à la fin du mois de mai.