Les cols bleus retraités ne pourront participer aux assemblées syndicales

Le juge de la Cour supérieure a rejeté l’argument des requérants selon lequel les retraités subiraient un préjudice irréparable si l’injonction n’était pas accordée.
Photo: Michaël Monnier Le Devoir Le juge de la Cour supérieure a rejeté l’argument des requérants selon lequel les retraités subiraient un préjudice irréparable si l’injonction n’était pas accordée.

Les cols bleus retraités de Montréal ne pourront participer aux assemblées du Syndicat des cols bleus regroupés de Montréal qui doivent se tenir à compter de mardi prochain. Le juge Stéphane Sansfaçon de la Cour supérieure a rejeté vendredi la demande d’injonction interlocutoire qu’avaient présentée deux retraités.

Denis Dupont et André Lepage dénonçaient la décision du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) de leur refuser l’accès aux assemblées qui se tiendront du 22 janvier au 2 février. Au cours de ces assemblées, les membres seront appelés à se prononcer sur les nouveaux statuts et règlements du syndicat.

Le juge a rejeté l’argument des requérants selon lequel les retraités subiraient un préjudice irréparable si l’injonction n’était pas émise.

Le Syndicat des cols bleus regroupés de Montréal est sous tutelle depuis mai 2017 en raison d’importants problèmes de gestion. Les statuts actuels du syndicat permettent aux retraités de participer aux assemblées sans droit de vote. Le tuteur a toutefois décrété que seuls les membres actifs pourront assister aux assemblées qui auront lieu au cours des deux prochaines semaines. S’ils sont approuvés par les membres, les nouveaux statuts obligeront les retraités à demander une carte de membre honoraire pour participer aux assemblées.

« Nos gens sont fort déçus du jugement qui a été rendu. Nous allons regarder l’ensemble des options qui s’offrent à nous juridiquement », a commenté l’avocat des retraités, Me Vincent Jacob, à la sortie de l’audience.

De son côté, le SCFP a accueilli la décision du juge avec satisfaction. « Malgré́ les tentatives d’obstruction de partisans du statu quo, les membres pourront se prononcer dès la semaine prochaine sur de nouveaux statuts », a indiqué l’administrateur de la tutelle par voie de communiqué.