Réduction des GES: Montréal s’associe à deux fondations

Récemment, la mairesse Valérie Plante a indiqué l’intention de la Ville de Montréal de devenir carboneutre d’ici 2050.
Photo: Jacques Nadeau Archives Le Devoir Récemment, la mairesse Valérie Plante a indiqué l’intention de la Ville de Montréal de devenir carboneutre d’ici 2050.

Montréal a conclu une entente avec la Fondation David Suzuki et la Fondation familiale Trottier, qui verseront 250 000 $ afin d’aider la Ville à se doter d’un plan de transition climatique et à atteindre ses cibles de réduction des gaz à effets de serre (GES).

En 2010, Montréal s’était fixé comme objectif de réduire de 30 % les GES de la collectivité d’ici 2020 par rapport à 1990. En 2014, la baisse avait atteint 23 %. La cible a été haussée à 35 % avec le plan Deadline 2020, adopté par les villes membres du C40 dans la foulée de l’Accord de Paris.

Plus récemment, la mairesse Valérie Plante a indiqué l’intention de la Ville de devenir carboneutre d’ici 2050.

L’aide financière de 250 000 $ des deux fondations permettra à la Ville d’aller chercher de l’expertise externe afin de réaliser différentes études. Une aide supplémentaire pouvant atteindre 400 000 $ pourrait aussi être accordée au besoin.

Au Québec, le transport est responsable de 43 % des GES alors qu’à Montréal, il représente 46 % des émissions polluantes. De plus, le nombre de voitures dans la métropole ne cesse d’augmenter. Selon des données récentes de la Société de l’assurance automobile du Québec, le parc automobile de l’agglomération de Montréal augmente d’environ 1 % par année depuis 2005.

Valérie Plante reconnaît que l’enjeu du transport sera important. L’administration a d’ailleurs commandé 300 autobus hybrides dès son arrivée au pouvoir, a-t-elle rappelé lundi. Des mesures qui toucheront d’autres domaines, comme les bâtiments, seront dévoilées en 2019, a-t-elle promis : « L’effort de ce matin, c’est d’appuyer sur l’accélérateur et de nous donner une feuille de route pour se rendre à cet objectif carboneutre d’ici 2050. »

L’opposition à l’hôtel de ville a salué l’entente intervenue entre la Ville et ses partenaires. « La lutte contre les changements climatiques doit se dérouler à la fois sur la scène mondiale et sur la scène locale », a indiqué le chef d’Ensemble Montréal, Lionel Perez.