Montréal étudiera la possibilité d’interdire les Publisacs

Charles Montpetit consacre sa retraite à interpeller les pouvoirs publics pour qu’ils revoient l’encadrement de la distribution des circulaires.
Photo: Jacques Nadeau Archives Le Devoir Charles Montpetit consacre sa retraite à interpeller les pouvoirs publics pour qu’ils revoient l’encadrement de la distribution des circulaires.

Montréal étudiera la possibilité d’interdire les Publisacs, qui sont distribués à quelque 900 000 exemplaires chaque semaine dans la métropole.

« Pour nous, c’est une question très pertinente, autant du point de vue environnemental que [du point de vue] sociétal », a indiqué mercredi le président du comité exécutif de la Ville de Montréal, Benoit Dorais, alors qu’il commentait le rapport de la Commission des finances sur le budget 2019 de la Ville.

Dans son rapport, la Commission suggérait à l’administration d’évaluer les coûts environnementaux et financiers de la distribution à grande échelle des Publisacs.

M. Dorais a toutefois soulevé un enjeu que l’administration devra prendre en considération dans son analyse. « On va s’y pencher assurément en ayant bien sûr en tête que, très souvent, les journaux locaux — qui donnent le plus de nouvelles sur la politique municipale — sont distribués via les Publisacs.

Le Devoir rapportait cette semaine l’initiative d’un Montréalais qui mène une bataille contre la distribution de circulaires. Charles Montpetit consacre sa retraite à interpeller les pouvoirs publics pour qu’ils revoient l’encadrement de la distribution des circulaires. Il entend dans les prochains mois recueillir les 15 000 signatures nécessaires pour obliger la Ville de Montréal à tenir une consultation publique sur le sujet.

M. Montpetit a récemment reçu une mise en demeure de TC Transcontinental pour avoir publié une caricature montrant un camion de poubelle déversant des Publisacs directement dans la mer. Il l’a depuis modifiée.

Benoit Dorais a indiqué que l’administration se penchera aussi sur la consigne du verre et qu’elle demandera au gouvernement du Québec de travailler sur ce dossier.

Avec Améli Pineda