Réfection routière: Montréal veut investir davantage dans l’aménagement urbain

Auparavant, 71 % des investissements prévus en voirie dans le programme triennal d’immobilisation étaient consacrés au maintien des actifs, et 17 % aux projets d’aménagement.
Photo: Jacques Nadeau Archives Le Devoir Auparavant, 71 % des investissements prévus en voirie dans le programme triennal d’immobilisation étaient consacrés au maintien des actifs, et 17 % aux projets d’aménagement.

Montréal a décidé d’investir une plus grande part des sommes qu’elle consacre aux travaux de réfection routière dans l’aménagement urbain afin d’éviter de reconstruire les rues à l’identique.

Auparavant, 71 % des investissements prévus en voirie dans le programme triennal d’immobilisation (PTI) étaient consacrés au maintien des actifs, comme le planage et le revêtement, et 17 % aux projets d’aménagement, comme la construction de saillies de trottoirs et la plantation d’arbres. La Ville souhaite maintenant réserver 46 % du financement au maintien des actifs et 40 % à l’aménagement. « Il faut saisir chaque occasion », estime Éric Alan Caldwell, responsable de l’urbanisme et du transport au comité exécutif, en expliquant qu’augmenter le nombre de chantiers pour faire le plus de kilomètres par année n’était pas, à long terme, une bonne stratégie. Ainsi, au lieu de viser la restauration de 500 km de rue par année, l’administration veut se limiter à environ 300 km par année.

Les interventions de réaménagement de rues couvriront 37 km en 2019, comparativement à 19 km en 2018 et 12 km en 2017.

Mais du même coup, la Ville réduira les travaux de planage et de revêtement, considérés comme une réfection temporaire pour les chaussées. Cette opération peut être justifiée quand le réseau souterrain est en bon état, indique M. Caldwell, mais elle n’allonge que de 7 à 12 ans la durée de vie d’une chaussée.

Cette stratégie fera en sorte qu’il faudra à la Ville 10 ans, au lieu de 5, pour atteindre un niveau acceptable dans l’état de ses chaussées. En 2015, 45 % du réseau routier était considéré comme en mauvais ou en très mauvais état. En 2028, ce taux devrait passer à 24 %.