Québec dit non à une taxe d’immatriculation supplémentaire dans le 450

Le gouvernement de la CAQ rejette l’idée d’étendre aux banlieues de la métropole la taxe d’immatriculation de 45 $ déjà imposée aux automobilistes montréalais pour financer le transport en commun.
Photo: Annik MH de Carufel Archives Le Devoir Le gouvernement de la CAQ rejette l’idée d’étendre aux banlieues de la métropole la taxe d’immatriculation de 45 $ déjà imposée aux automobilistes montréalais pour financer le transport en commun.

Le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) rejette l’idée d’étendre aux banlieues de la métropole la taxe d’immatriculation de 45 $ déjà imposée aux automobilistes montréalais pour financer le transport en commun.

Lundi, la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) a confié à sa commission du transport le mandat d’explorer de nouvelles sources de financement pour le transport en commun dans la région.

La politique de financement de l’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM) doit être révisée en 2020. À l’heure actuelle, la participation financière des villes et des usagers représentent 61 % des revenus pour les dépenses d’exploitation et d’immobilisation des transports collectifs dans la grande région de Montréal.

Pour éviter de voir le fardeau des citoyens s’alourdir davantage, la CMM souhaite examiner d’autres sources de financement, dont l’imposition de la taxe d’immatriculation de 45 $ — déjà perçue sur l’île de Montréal — à l’ensemble des villes du 450.

Chantal Rouleau ne voit pas cette option d’un bon œil. « Il n’est pas dans notre intention d’augmenter les taxes des citoyens. Au contraire, on veut remettre de l’argent aux Québécois », a expliqué la députée de Pointe-aux-Trembles et ministre responsable de la Métropole mercredi. « Cependant, on sait très bien que les municipalités ont besoin de diversifier leurs sources de financement. Il y a plusieurs avenues qui existent. »

Chantal Rouleau a évoqué d’autres options, comme le transfert d’un point de TVQ aux municipalités, tel que l’avait promis François Legault en campagne électorale. La ministre attendra toutefois les propositions de la commission du transport de la CMM avant de se prononcer sur le sujet.

Montréal impose depuis 2011 une taxe d’immatriculation aux automobilistes de l’île de Montréal, et c’est la Société de l’assurance-automobile du Québec (SAAQ) qui se charge de la percevoir.

Avec Isabelle Porter