Une application pour dénoncer le harcèlement dans les transports en commun à Montréal?

Plusieurs sociétés de transport, comme celles de Paris et de Toronto, ont créé des applications mobiles qui permettent de recenser en temps réel les cas de harcèlement.
Photo: Catherine Legault Archives Le Devoir

Plusieurs sociétés de transport, comme celles de Paris et de Toronto, ont créé des applications mobiles qui permettent de recenser en temps réel les cas de harcèlement.

Les élus montréalais recommandent à la Société de transport de Montréal (STM) de créer une application mobile qui permettrait aux usagers des transports en commun de dénoncer en temps réel les gestes de harcèlement.

Selon le Centre d’éducation et d’action des femmes de Montréal, des 218 femmes ayant répondu à un sondage en ligne réalisé à l’hiver 2016-2017, 191 ont indiqué avoir été harcelées sur la rue. Parmi elles, 147 l’ont été dans le métro, 109 aux arrêts d’autobus et 90 dans l’autobus, a indiqué la conseillère de l’opposition Karine Boivin-Roy lors de la présentation d’une motion au conseil municipal de Montréal mardi.

De son côté, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) aurait noté que le nombre de crimes sexuels commis dans les transports en commun — et qui lui sont rapportés — aurait triplé au cours des dernières années, passant de 30 dossiers ouverts en 2013 à 101 dossiers en 2016. « Le harcèlement continue de sévir dans les transports en commun sans que personne ne puisse vraiment y trouver une solution. Pourtant, les femmes ont le droit de pouvoir circuler librement dans les transports en commun », a souligné Mme Boivin-Roy qui croit que le problème doit être documenté.

Plusieurs sociétés de transport, comme celles de Paris et de Toronto, ont créé des applications mobiles qui permettent de recenser en temps réel les cas de harcèlement.

Après discussions et quelques amendements, le conseil municipal a convenu de demander à la STM de collaborer avec l’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM) et avec la Ville afin d’étudier la création d’une telle application mobile.

Les rats

L’administration Plante a cependant rejeté la motion de l’opposition qui demandait l’adoption d’un plan pour contrôler la présence des rats dans les lieux publics. Ensemble Montréal réclamait que la Ville prenne des mesures particulières de dératisation lors des chantiers de construction et qu’elle resserre la gestion des déchets.

Le responsable des services aux citoyens dans l’administration Plante, Jean-François Parenteau, a remis en question le fondement de la motion. « On en parle comme si c’était une crise existentielle en ce moment. Mais ce n’est pas le cas », a-t-il dit. « J’ai l’impression qu’il y a plus d’écureuils qu’avant. Est-ce qu’on va partir à la chasse aux écureuils demain matin ? Je ne pense pas. L’écureuil, c’est comme un rat de luxe dans le fond. »

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