Valérie Plante réitère son ouverture au port de signes religieux

La mairesse Valérie Plante
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir La mairesse Valérie Plante

L’élection du gouvernement de François Legault a ravivé le débat sur les signes religieux, mais, pour l’instant, la mairesse Valérie Plante n’envisage pas de les interdire dans la fonction publique montréalaise ni de décrocher le crucifix qui orne un des murs de la salle du conseil municipal de Montréal.

Au printemps dernier, la mairesse s’était montrée ouverte au sujet du port de signes religieux dans la police et au sein de la fonction publique. Elle a réitéré sa position jeudi, alors qu’à Québec la Coalition avenir Québec (CAQ) a plutôt l’intention de bannir les signes religieux pour les employés de l’État en position d’autorité.

« J’ai l’intention d’aborder ce sujet-là comme j’aborde tous les sujets, c’est-à-dire de façon réfléchie, dans le dialogue et avec ouverture », a dit la mairesse en soulignant que les informations émanant de la CAQ étaient contradictoires à ce sujet.

Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Un crucifix orne un des murs de la salle du conseil municipal de Montréal.

« Je vais toujours défendre les intérêts des Montréalais et Montréalaises, peu importe qui ils sont et ce qu’ils portent, afin qu’ils aient accès aux services auxquels ils ont droit et, idéalement, aux emplois. »

Quant au crucifix de la salle du conseil municipal, il ne devrait pas bouger de sitôt. « Le crucifix ne me dérange pas », a indiqué Mme Plante, estimant que sa position dans ce dossier allait dans le même sens que sa position sur les signes religieux.

Mercredi, le chef de l’opposition, Lionel Perez, ne semblait pas pressé de régler cette question. « Je pense que ça va être un débat qui aura lieu au cours de la prochaine décennie. Pour certaines personnes, il n’y a absolument aucun enjeu. Pour d’autres, c’est un symbole avec lequel ils sont moins à l’aise. »

L’hôtel de ville sera en rénovations pendant les trois prochaines années et tous ses occupants déménageront dans l’édifice Lucien-Saulnier. Valérie Plante n’a pas précisé si le crucifix les suivra dans la nouvelle salle temporaire du conseil municipal.