Plus de chantiers à Montréal… et plus de rats

<p>Selon les données fournies à l’opposition par des entreprises de gestion parasitaire, Montréal compterait entre 5 et 6 millions de rats qui, pour la plupart, vivraient dans les égouts.</p>
Photo: Salwan Georges The Washington Post / Associated Press

Selon les données fournies à l’opposition par des entreprises de gestion parasitaire, Montréal compterait entre 5 et 6 millions de rats qui, pour la plupart, vivraient dans les égouts.

La multiplication des chantiers à travers la ville de Montréal a entraîné une présence accrue de rats dans les lieux publics, a constaté l’opposition à l’Hôtel de Ville qui presse l’administration Plante d’instaurer un plan de lutte contre ces rongeurs.

Le service 311 aurait enregistré un nombre croissant de plaintes et de demandes liées aux rats au cours des trois dernières années, avec 870 appels en 2015, 875 en 2016 et 919 en 2017. Pour les six premiers mois de 2018, la Ville aurait dénombré 558 appels.

Les arrondissements où les plaintes et demandes d’intervention ont été les plus nombreuses sont, dans l’ordre, le Plateau-Mont-Royal, Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, Ville-Marie, Rosemont-La Petite-Patrie et Ahuntsic-Cartierville.

Selon les données fournies à l’opposition par des entreprises de gestion parasitaire, Montréal compterait entre 5 et 6 millions de rats qui, pour la plupart, vivraient dans les égouts.

Mais lorsque des travaux sont effectués dans le réseau souterrain, les rats tendent à émerger à la surface.

Le chef d’Ensemble Montréal, Lionel Perez, reproche à la Ville de gérer les problèmes de rats de façon ponctuelle. Il entend ainsi déposer une motion à la prochaine assemblée du Conseil municipal demandant qu’une procédure de dératisation systématique soit instaurée dans le cas d’ouverture du système d’égouts.

L’opposition estime aussi que la Ville doit revoir son système de gestion des déchets domestiques. Lionel Perez croit qu’il faut obliger les commerçants et l’ensemble des citoyens à se doter de bacs plutôt que de sacs de plastique pour les déchets qu’ils mettent en bordure de rue.

La Ville devrait également remplacer progressivement les poubelles ouvertes qui se trouvent sur le domaine public par des poubelles fermées, suggère Ensemble Montréal.