Montréal investit 1,6 million pour des logements étudiants

Annoncé sous l’administration Coderre en 2017, le projet baptisé La Note des bois devait bénéficier d’une subvention de 500 000$ de la Ville de Montréal, mais celle-ci a accepté de hausser sa contribution à 1,6 million, a annoncé la mairesse Valérie Plante mardi.
Photo: Guillaume Levasseur Le Devoir Annoncé sous l’administration Coderre en 2017, le projet baptisé La Note des bois devait bénéficier d’une subvention de 500 000$ de la Ville de Montréal, mais celle-ci a accepté de hausser sa contribution à 1,6 million, a annoncé la mairesse Valérie Plante mardi.

Montréal triplera son aide financière au projet de 90 logements étudiants de l’avenue Papineau.

Les coûts de construction de l’immeuble ayant grimpé, la Ville a accepté d’accorder 1,1 million de dollars supplémentaires.

Annoncé sous l’administration Coderre en 2017, le projet baptisé La Note des bois devait bénéficier d’une subvention de 500 000 $ de la Ville de Montréal, mais celle-ci a accepté de hausser sa contribution à 1,6 million, a annoncé la mairesse Valérie Plante mardi.

« On veut envoyer un message clair que notre administration veut soutenir le logement abordable », a-t-elle dit.

Le projet, qui verra le jour dans un nouvel immeuble de l’avenue Papineau en face du parc La Fontaine, pourra accueillir 144 étudiants dans 90 logements qui compteront des studios et des appartements de deux à quatre chambres à coucher.

Coordonnateur de l’Unité de travail pour l’implantation de logement étudiant (UTILE), l’organisme qui pilote le projet, Laurent Levesque a signalé que Montréal comptait peu de logements abordables pour les étudiants.

« On a beaucoup moins de résidences et logements étudiants que d’autres métropoles de calibre semblable », a-t-il expliqué en citant le cas de Boston, où la moitié des étudiants logent dans de tels appartements, alors qu’à Montréal, moins de 10 % de la population aux études y a accès.

Le coût initial du projet était évalué à 14 millions, mais la facture atteint maintenant 18 millions, le prix des soumissions reçues pour la construction de l’immeuble s’étant avéré beaucoup plus élevé que prévu. Alors que les estimations fixaient à 7,15 millions le coût de construction de l’édifice, la plus basse soumission conforme reçue a été de 11,2 millions, soit un écart de 4 millions.

« On peut attribuer la révision du budget à l’évolution des coûts de construction dans la métropole », a soutenu Laurent Levesque.

L’UTILE a dû solliciter des fonds supplémentaires auprès de ses bâilleurs de fonds, dont le Fonds d’investissement pour logement étudiant (FILE) et le fonds CLE de l’association étudiante de l’Université Concordia. C’est dans ce contexte que la Ville a bonifié sa subvention.

Les grands logements

L’UTILE a dû aussi revoir à la hausse les loyers, mais ils seront « abordables » et demeureront entre 5 et 15 % plus bas que ceux du marché, assure Laurent Levesque. L’inauguration du nouvel immeuble, qui devait avoir lieu cette année, a été reportée à 2020. La Ville croit que ce projet de logements étudiants permettra de libérer de grands logements qui sont recherchés par les familles.

Selon les données d’octobre 2017 de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), le taux d’inoccupation des logements de trois chambres à coucher et plus était de 2,4 % à Montréal et il était inférieur à 1 % dans plusieurs arrondissements.

Dans le Plateau-Mont-Royal, où est situé le projet de l’UTILE, on estime que 40 % des grands logements sont occupés par des étudiants en colocation.

En 2013, l’UTILE avait dû renoncer à créer une résidence étudiante à l’îlot Voyageur et s’était tournée vers d’autres options. En 2016, elle avait finalement mis la main sur le terrain du 3499, avenue Papineau. L’UTILE espère pouvoir réaliser d’autres projets dans le futur.

Valérie Plante, qui a promis la construction de 12 000 logements sociaux et abordables lors de son mandat de quatre ans, a pressé le nouveau gouvernement Legault d’engager rapidement des discussions avec le fédéral afin de finaliser l’entente de la Stratégie nationale sur le logement et confirmer la part octroyée au Québec : « À cause des élections, entre autres, ç’a été mis en suspens. Mais on a vraiment besoin de l’argent qui est maintenant disponible avec la Stratégie nationale. »