Vers un Montréal carboneutre en 2050

Pour être carboneutre, une ville doit réduire au minimum ses émissions de gaz à effet de serre et compenser les émissions résiduelles.
Photo: Shinya Suzuki / CC Pour être carboneutre, une ville doit réduire au minimum ses émissions de gaz à effet de serre et compenser les émissions résiduelles.

Photo: Jacques Nadeau Le Devoir

La mairesse Valérie Plante a annoncé mercredi que son administration comptait poser des gestes afin de faire de Montréal une ville carboneutre d’ici 2050.

Pour être carboneutre, une ville doit réduire au minimum ses émissions de gaz à effet de serre (GES) et compenser les émissions résiduelles. Mme Plante estime que la Ville doit être plus proactive dans sa lutte contre les changements climatiques. « On doit mettre les bouchées doubles à titre de gouvernement et d’administration », a-t-elle déclaré.

Alors que se tient à San Francisco le Global Climate Action Summit, Montréal s’engage à « décarboniser » son parc immobilier et à adhérer à la déclaration « Net Zero Carbon Buildings » afin que les bâtiments de la Ville aient une empreinte carbone nulle d’ici 2030 : « Mine de rien, ce sont de gros efforts et beaucoup de ressources parce qu’on a beaucoup d’immeubles patrimoniaux qui demandent des rénovations », a soutenu Valérie Plante.

Ces objectifs se limitent pour l’instant à l’institution de la Ville. « On commence par donner l’exemple. C’est pourquoi on parle d’abord de nos bâtiments. […] Mais c’est sûr qu’à long terme, on ne peut pas faire ça tout seuls. On a besoin d’avoir des citoyens qui décident de laisser la voiture solo pour emprunter d’autres modes de transport », a indiqué la mairesse.

Reste que, pour l’instant, la Ville poursuit l’achat de véhicules à essence pour sa flotte. Mercredi, le comité exécutif a d’ailleurs approuvé l’achat de 23 camionnettes. Celles-ci ne sont pas électriques, mais elles sont néanmoins moins polluantes que les vieux modèles, indiquent les documents fournis aux élus.

Montréal a également signé la déclaration « Advancing Towards Zero Waste » visant notamment à réduire la production de déchets solides municipaux par habitant d’au moins 15 % d’ici 2030 — par rapport aux quantités produites en 2015 — et à diminuer d’au moins 50 % d’ici 2030 la quantité de déchets solides municipaux enfouis et incinérés.

L’administration s’engage aussi à privilégier la création de quartiers durables. « Énormément d’efforts vont devoir être déployés, mais on y croit. C’est une des raisons pour lesquelles nous avons été élus », a dit la mairesse.