Le projet des Soeurs de Sainte-Anne reçoit un bon accueil

Depuis quelques années, les soeurs de Sainte-Anne voient leur rang peu à peu diminuer.
Photo: Jacques Grenier Archives Le Devoir Depuis quelques années, les soeurs de Sainte-Anne voient leur rang peu à peu diminuer.

Le projet de reconversion de la Maison mère des Soeurs de Sainte-Anne, située dans l’arrondissement de Lachine à Montréal, gagnerait à aller de l’avant, selon le plus récent rapport de l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM), publié mercredi. Le tout ne devrait toutefois pas se faire sans un renforcement important du règlement sous-tendant ces futures transformations.

Ainsi, bien qu’ayant accueilli favorablement le projet, la commission responsable de la consultation « estime que plusieurs modifications au projet de règlement sont nécessaires afin […] de protéger ce patrimoine important », a précisé la présidente de l’OCPM, Dominique Ollivier. Selon elle, ces ajustements sont également nécessaires pour « assurer le respect de l’intention de la congrégation de favoriser les liens du projet avec son milieu, particulièrement son interface avec le secteur assez précaire et enclavé de Duff Court [le quartier adjacent], et d’augmenter sa viabilité financière ».

Ces modifications seraient également essentielles pour « répondre aux enjeux soulevés durant la consultation et pour améliorer la qualité de vie de l’ensemble du secteur ».

Projet à l’étude

Présenté pour la première fois en mars dernier, le projet de reconversion vise à donner une seconde vie à la Maison mère des Soeurs de Sainte-Anne, qui depuis quelques années voient leur rang peu à peu diminuer. La congrégation cherchait depuis le début de la décennie une solution à long terme pour ce bâtiment situé à l’angle des rues Provost et Esther-Blondin, sur un terrain de 63 000 mètres carrés.

Porté par Bâtir son quartier, un organisme spécialisé en projets d’habitations communautaires auquel la congrégation a décidé de confier le projet, ce dernier prévoit la construction de deux nouveaux bâtiments, soit une nouvelle résidence pour les soeurs et un projet résidentiel à vocation sociale. On parle ici d’environ 450 unités, dont 150 pour les soeurs et 240 destinées à des personnes âgées de plus de 75 ans ou en perte d’autonomie. Il est aussi prévu de conserver et réhabiliter la Maison du Chapelain, de transformer la Chapelle en salle multifonctionnelle accessible au public, d’agrandir le stationnement longeant la rue Esther-Blondin, de créer des espaces à bureaux, de maintenir et mettre en valeur les espaces verts existants et de réaliser un parc public sur le site.

De tels changements dérogent toutefois à plusieurs aspects du règlement de zonage de l’arrondissement, notamment en ce qui a trait au nombre d’étages maximum et au ratio de stationnement. D’où la consultation publique.

Lancée le 3 mai dernier, en vertu de l’article 89 de la Charte de la Ville de Montréal, celle-ci portait précisément sur le projet de règlement autorisant la démolition, la construction, la transformation et l’occupation des bâtiments sur le terrain de la Maison mère des Soeurs de Sainte-Anne.

Les décisions futures concernant l’avenir du site sont maintenant entre les mains de l’arrondissement et de la Ville.