L’administration Plante approuve la destitution de Philippe Pichet

Philippe Pichet
Photo: Jacques Nadeau Archives Le Devoir Philippe Pichet
L’administration de Valérie Plante a approuvé mercredi la destitution de l’ex-directeur du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), Philippe Pichet.

Lundi, l’ancien chef de police avait comparu à huis clos devant la Commission de la sécurité publique pour donner sa version des faits. Celle-ci a voté à l’unanimité pour une recommandation visant la destitution de M. Pichet. 

Le comité exécutif a donné son aval à la destitution de M. Pichet mercredi et le dossier devra être approuvé par le conseil municipal lundi prochain et par le conseil d’agglomération le jeudi suivant. Valérie Plante n’a pas voulu commenter en détail les raisons de la décision de son administration, invoquant la confidentialité des dossiers en matière de ressources humaines.

La semaine dernière, le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, avait recommandé à la Ville de Montréal de destituer son ancien chef de police à la lumière d’un rapport préliminaire de l’administrateur provisoire du SPVM, Martin Prud’homme, qui critiquait le plan d’action élaboré par Philippe Pichet pour rétablir la confiance du public envers le SPVM dans la foulée de révélations et d’allégations concernant l’écoute de journalistes et la fabrication de preuves au sein du service de police. M. Prud’homme a estimé qu’aucune action concernant le climat n’avait été mise en œuvre par l’ancienne direction.

Philippe Pichet a été suspendu de ses fonctions le 6 décembre 2017 au moment de la publication d’un rapport de Michel Bouchard, chargé de faire la lumière sur la situation prévalant dans la Division des enquêtes internes du SPVM.

 Le chef Pichet s’est par la suite adressé aux tribunaux pour contester sa suspension.

Martin Prud’homme ne ferme pas la porte à la possibilité de demeurer au SPVM

Martin Prud’homme n’est pas fermé à l’idée de demeurer en poste comme directeur du SPVM à la fin de son intérim si l’appel lui est lancé. Nommé pour un an afin de redresser le navire du Service de police de la Ville de Montréal à la suite de la suspension de Philippe Pichet, en décembre dernier, Martin Prud’homme ne sollicite pas le poste, mais s’est dit prêt à aller où on lui demandera d’aller lors d’une mêlée de presse, mercredi, à Montréal. « Ça se peut parce que je suis ici présentement, mais je vous dirai que je vais aller où on me demandera d’aller. Vous savez, je suis à la Sûreté du Québec et présentement pour une année au SPVM, c’est une question à laquelle je ne suis pas capable de vous répondre aujourd’hui », a-t-il confié. Martin Prud’homme fait valoir que plusieurs des mesures qui doivent être mises en place pour corriger la situation au SPVM peuvent s’étaler au-delà de son mandat d’un an et qu’il n’est pas impossible que son mandat soit prolongé, même à titre intérimaire si on le juge à propos.

La Presse canadienne