Les promoteurs du projet Cap-Nature s’impatientent

Le projet Cap-Nature prévoit la construction de 5500 habitations sur 185 hectares. En revanche, 180 hectares de milieux naturels seront intégrés au parc-nature de l’Anse-à-l’Orme.
Photo: cap-nature.ca Le projet Cap-Nature prévoit la construction de 5500 habitations sur 185 hectares. En revanche, 180 hectares de milieux naturels seront intégrés au parc-nature de l’Anse-à-l’Orme.

Les promoteurs du projet immobilier Cap-Nature à Pierrefonds-Ouest demandent une rencontre avec le maire de l’arrondissement de Pierrefonds-Roxboro, Jim Beis, dans l’espoir de faire avancer leur dossier.

Dans une lettre qu’ils ont fait parvenir au maire Beis le 22 mai dernier, les quatre propriétaires des terrains, soit Gridev, Développements Pierrefonds inc., Les Immeubles l’Équerre et Quartier de l’Ouest de l’île SENC, rappellent qu’ils travaillent depuis 14 ans avec l’arrondissement, la Ville de Montréal et plusieurs ministères afin de réaliser leur projet immobilier.

Ils soutiennent avoir collaboré à l’élaboration d’un programme particulier d’urbanisme (PPU) qui en serait à sa 22e version.

Mais, ajoutent-ils, ce document n’a jamais été adopté ni rendu public par la Ville lors des consultations tenues l’an dernier par l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM), « privant ainsi les citoyens des informations critiques auxquelles ils ont droit ».

Leur projet, écrivent-ils, « fournit une solution de première classe au problème de la décroissance de la population urbaine de l’île de Montréal ».

Ils demandent la collaboration de l’arrondissement pour l’adoption du PPU et souhaitent la tenue d’une rencontre avec le maire Beis, qui est aussi membre du parti d’opposition Ensemble Montréal.

Projet de parc urbain

La lettre ne mentionne pas l’arrivée au pouvoir de l’administration de Valérie Plante ni l’engagement électoral de Projet Montréal à créer un parc national urbain sur le site appartenant aux quatre promoteurs.

Plus récemment, la mairesse Plante n’a pas écarté l’option d’un développement immobilier partiel sur le site. De son côté, Jim Beis s’interrogeait sur le financement d’un tel projet qui nécessiterait l’achat des terrains.

Les promoteurs soutiennent ne pas avoir reçu de réponse à leur lettre de la part du bureau de M. Beis.

Rappelons que le projet Cap-Nature prévoit la construction de 5500 habitations sur des terrains d’une superficie totale de 185 hectares. En revanche, 180 hectares de milieux naturels seront intégrés au parc-nature de l’Anse-à-l’Orme.

En septembre 2017, l’OCPM avait conclu que le projet se heurtait à « un problème majeur d’acceptabilité sociale ».