Programmes de propreté: l’administration Plante accusée de partisanerie

Des maires ont constaté que leurs arrondissements ne figuraient pas parmi ceux qui bénéficieront cette année de la mise en place de brigades de propreté.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Des maires ont constaté que leurs arrondissements ne figuraient pas parmi ceux qui bénéficieront cette année de la mise en place de brigades de propreté.

L’opposition à l’Hôtel de Ville accuse l’administration Plante de gérer avec partisanerie les programmes de propreté. Plusieurs maires des arrondissements dirigés par des élus d’Ensemble Montréal déplorent avoir été exclus du programme de brigades de propreté au détriment d’arrondissements détenus par Projet Montréal.

Les maires et mairesses Christine Black (Montréal-Nord), Jim Beis (Pierrefonds-Roxboro), Alan DeSousa (Saint-Laurent) et Chantal Rouleau (Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles) ainsi que le conseiller Dominic Perri (Saint-Léonard) ont constaté que leurs arrondissements ne figuraient pas parmi ceux qui bénéficieront cette année de la mise en place de brigades de propreté.

La semaine dernière, le comité exécutif avait approuvé l’ajout de cinq arrondissements au programme dont profitaient déjà quatre arrondissements. « Ce sont tous des arrondissements qui sont dirigés par Projet Montréal. On se questionne beaucoup sur ce mode d’attribution de fonds alors que la propreté concerne tous les citoyens de Montréal. On trouve ça très étrange comme façon de fonctionner », a commenté la mairesse Christine Black.

Elle signale par ailleurs que deux arrondissements qui s’étaient déjà dotés d’un programme de propreté ont vu leurs fonds coupés, soit 40 000 $ pour Montréal-Nord et 43 000 $ pour RDP-PAT.

Ensemble Montréal indique avoir constaté les mêmes pratiques dans l’implantation de bornes de recharge de voitures électriques et des bornes de connexion de sans-fil. « On est préoccupés par cette tendance qui se développe à l’Hôtel de Ville, où certains arrondissements sont privilégiés et d’autres sont mis à l’écart », a soutenu Dominic Perri.

Se calmer le pompon
La mairesse Valérie Plante a nié appliquer un traitement préférentiel aux arrondissements détenus par Projet Montréal. « Je pense qu’il faut se calmer le pompon avant de crier à la partisanerie. […] Un des critères du projet-pilote, c’était la question de l’achalandage : combien de personnes fréquentent un arrondissement et certaines artères », a-t-elle expliqué.

La mairesse a reproché aux élus d’Ensemble Montréal leur attitude. « C’est l’approche que l’opposition prend depuis le début du mandat : d’être systématiquement en mode agressif, de dénonciation. Je trouve que c’est vraiment dommage. Ça fait juste six mois. Ça va être long quatre ans pour les citoyens. »