La mairesse de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension visée par des allégations de harcèlement

La mairesse de l’arrondissement de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension, Giuliana Fumagalli
Photo: Paul Chiasson Archives La Presse canadienne La mairesse de l’arrondissement de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension, Giuliana Fumagalli

Valérie Plante a exigé de la mairesse de l’arrondissement de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension qu’elle travaille de la maison à la suite d’allégations de harcèlement portées contre elle. Giuliana Fumagalli conserve pour l’instant ses fonctions, mais participera à un processus de médiation avec la personne ayant déposé la plainte.

La mairesse Plante a expliqué mardi qu’elle avait été avisée des allégations visant Mme Fumagalli le 10 mai dernier. Elle soutient avoir immédiatement rencontré la mairesse d’arrondissement et qu’il a été convenu qu’un processus de médiation serait enclenché. « On prend ces allégations très au sérieux, a-t-elle dit. Ce qui était important pour moi, c’est d’agir rapidement. »

Mme Plante n’a pas voulu donner plus de détails au sujet de la personne ayant porté plainte, invoquant la confidentialité du dossier. Il s’agirait d’une personne qui travaille pour la Ville : « On souhaite à tout prix que les relations de travail soient harmonieuses et respectueuses. »

Membre de Projet Montréal, Mme Fumagalli a été élue le 5 novembre dernier, l’ayant emporté contre Anie Samson.

Valérie Plante ignore combien de temps durera le processus de médiation chapeauté par la Ville et quelles seront les étapes suivantes. Mme Fumagalli participera toutefois aux assemblées du conseil municipal et du conseil d’arrondissement, a-t-elle dit : « Il ne s’agit pas d’une suspension. »

Plus de transparence demandée
L’opposition estime que la mairesse Plante manque de transparence dans ce dossier. « Évidemment, c’est une situation troublante, inédite à la Ville de Montréal, où une élue se fait renvoyer à la maison par le cabinet de la mairesse pour des raisons de harcèlement. Les citoyens de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension méritent de savoir tout ce qui s’est passé », a fait valoir le chef de l’opposition, Lionel Perez.

Le processus de médiation présenté par la mairesse n’est pas prévu par la Loi, a-t-il souligné. « C’est un processus qui a été inventé par la mairesse afin de camoufler une situation d’une membre de son équipe. »

Selon lui, le poste de mairesse d’arrondissement n’est pas un emploi à temps partiel. Il a réclamé que Mme Fumagalli se retire de ses fonctions, le temps qu’une enquête soit menée par la Commission municipale du Québec.