Les stationnements existants sur le Plateau seront maintenus, assurent les élus

Nombreux étaient ceux qui craignaient de perdre leur espace de stationnement dans leur cour faute de pouvoir fournir à l’arrondissement les preuves documentaires requises.
Photo: Annik MH de Carufel Le Devoir Nombreux étaient ceux qui craignaient de perdre leur espace de stationnement dans leur cour faute de pouvoir fournir à l’arrondissement les preuves documentaires requises.

Les élus de l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal assurent que les résidents qui disposent déjà d’un stationnement dans leur cour bénéficieront d’un droit acquis et pourront le conserver malgré la nouvelle réglementation.

Le projet de règlement interdisant l’aménagement de nouveaux stationnements dans les cours arrière du Plateau-Mont-Royal suscite l’inquiétude et le mécontentement de résidents qui sont venus nombreux à la séance du conseil d’arrondissement lundi soir pour questionner les élus.

Nombreux étaient ceux qui craignaient de perdre leur espace de stationnement dans leur cour faute de pouvoir fournir à l’arrondissement les preuves documentaires requises, telles qu’un certificat de localisation.

Le maire Luc Ferrandez a tenté de les rassurer : une place de stationnement, même si elle a été aménagée sans permis dans le passé, pourra demeurer, a-t-il dit. Vendredi dernier, l’arrondissement avait d’ailleurs fait savoir que ce droit acquis serait reconnu sur simple présentation d’une photo, d’une image aérienne ou d’un certificat de localisation.

Luc Ferrandez s’est aussi engagé à ce que le coût des demandes de dérogation soit réduit pour les citoyens qui voudraient, par exemple, démolir leur garage pour faire place à un stationnement sur leur propriété.

Échanges tendus

À certains moments, les échanges ont toutefois été tendus. Des citoyens ont reproché aux élus d’imposer leur volonté de réduire l’utilisation de l’automobile au détriment des citoyens qui possèdent une voiture. D’autres ont accusé les élus du Plateau de créer « une controverse qui ne mène à rien » et divise les citoyens.

Par ce projet de règlement, qui a été déposé en mars dernier, l’arrondissement souhaite promouvoir la réappropriation et le verdissement des ruelles, et la réduction de la dépendance à l’automobile.

Au cours des dernières semaines, des citoyens opposés aux nouvelles mesures ont eu l’occasion de demander l’ouverture de registres qui pourraient obliger la Ville à tenir des référendums. L’arrondissement a d’ailleurs annoncé que 34 sur 505 zones visées par le règlement feraient l’objet d’une ouverture de registre à la fin du printemps ou au début de l’été. Si un nombre suffisant de signatures est recueilli (entre 10 et 12 % des citoyens de chacune des zones concernées), un référendum pourrait y être tenu.

Luc Ferrandez a cependant laissé entendre que si l’opposition était forte dans certaines de ces zones, l’administration pourrait renoncer à la tenue d’un référendum dans ces secteurs.