Québec et Montréal scellent le sort du TGF

Un train à grande fréquence est l'option privilégiée par la mairesse de Montréal et le maire de Québec.
Photo: Pedro Ruiz Archives Le Devoir Un train à grande fréquence est l'option privilégiée par la mairesse de Montréal et le maire de Québec.

Valérie Plante et Régis Labeaume ont scellé vendredi leur appui à un projet de train à grande fréquence (TGF), qui pourrait relier les deux villes qu’ils dirigent, Québec et Montréal.

Dans un discours devant la Chambre de commerce de Québec, la mairesse de Montréal a souligné l’importance de permettre aux projets de TGF et de Réseau électrique métropolitain (REM) de cohabiter dans le tunnel Mont-Royal. Les responsables du REM ont déjà confirmé qu’ils entretenaient des discussions avec VIA Rail — responsable du projet de TGF — à ce sujet.

« J’ai adoré la position de la mairesse de Montréal sur l’accès au tunnel du mont Royal. C’est central, le noeud est là », s’est réjoui le maire de Québec, Régis Labeaume. « C’est ça qui peut faire la différence entre un projet et pas de projet. Alors, je remercie Valérie de l’avoir fait. […] Pour les gens de Québec, c’est merveilleux », a-t-il ajouté.

Le monorail

Ni Régis Labeaume ni Valérie Plante n’ont discuté récemment du projet de monorail devant lier leurs deux villes.

Le premier ministre, Philippe Couillard, l’a présenté en novembre comme un « projet phare pour le nouveau Québec ». Puis il l’a discrètement enterré, devant la grogne qu’il a provoquée chez les élus de la Mauricie, qui y ont vu une menace à la concrétisation du TGF, dont le projet est dans les cartons depuis plusieurs années.

« On n’en a plus entendu parler, hein ? En tout cas, moi, je n’ai pas eu de nouvelles », a déclaré Valérie Plante au sujet du monorail. À côté d’elle, Régis Labeaume dodelinait de la tête.

En dépit de son appui au TGF — et même s’il le « répète depuis dix ans » —, le maire Labeaume a insisté pour rappeler qu’il privilégie avant tout un projet de train à grande vitesse (TGV). « Moi, personnellement, je souhaite encore qu’un jour, le gouvernement fédéral décide de construire un TGV. Je pense qu’on mérite ça et que c’est nécessaire éventuellement, a-t-il dit. Il n’y a personne à qui je n’en ai pas parlé. »

La mairesse de Montréal a fait preuve de plus de retenue. « Toute option de mobilité, je suis enthousiaste, a-t-elle déclaré. Présentement, on parle plus du TGF. Mais s’il y avait d’autres projets […], je suis plus dans l’idée d’avancer rapidement, avec un lien qui serait rapide, efficace pour la population. »